philosophie , sociologie, psychologie

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Re: philosophie , sociologie, psychologie

Message  Admin le Mer 17 Juin - 12:54

LE STADE DU MIROIR


Le développement de la personnalité passe par l’acquisition du « JE ». Beaucoup de malades mentaux ne sont pas « sujet de leur discours ».



Il faut bien savoir que le nourrisson ne se vit pas distinct de sa Mère, et donc qu'il n'a pas conscience de son propre corps (accès au dossier "petite enfance"). Ce n'est que progressivement qu'il va prendre conscience de lui-même, et intégrer les limites de ce corps qui est à lui et différent des Autres. Il distinguera ainsi ce qui est de l'ordre du Moi (accès au dossier "ca moi surmoi") et ce qui ne l'est pas.



On peut remarquer déjà que vers 4 mois il réagit à son image reflétée par le miroir, mais comme à n'importe quelle apparition d'enfant. Il sait par contre reconnaître sa Mère et la reconnaît dans le miroir, mais n'a pas encore réalisé qu'il s'agissait d'une image.



Dans cette évolution psychique du petit enfant, survient vers 7 ou 8 mois un stade important pour son développement que LACAN nomme le "stade du miroir" (accès au dossier "Jacques Lacan"). Cette étape doit permettre au bébé d'identifier ce corps qui est à lui et qui est différent de l'Autre, le premier Autre: la Mère. Son corps à lui, il l'a déjà exploré des mains, de la bouche, et ses yeux ont enregistré les mains et les pieds qui passaient devant son visage. Il reconnaît aussi les visages de ses proches. Quand il se voit dans le miroir, il attend une réaction de cet Autre devant lui. La Mère qui le tient dans ses bras (ou qui est placée derrière lui) va lui nommer cette image et lui dire "c'est l'image de ton corps, c'est toi que l'on voit dans le miroir". Cette parole de la Mère va lui faire prendre conscience de leur existence distincte, à elle et à lui. Il va chercher confirmation en se retournant pour voir sa Mère derrière (ou à côté de) lui.


Cette étape du stade du miroir a une grande valeur symbolique dans l'évolution psychique de l'enfant. Elle le force à prendre conscience qu'il est différent de sa Mère, des Autres. Elle lui donne des limites dans la vision de ce corps "limité" par un contour, et aussi par une taille. Il se perçoit comme un tout, unique, et aussi comme extériorité. Il découvre les parties de son corps qu'il ne connaissait pas encore: le schéma corporel se construit (accès au dossier "schema corporel"). La relation affective que l'enfant entretient avec les autres, de symbiotique (relatif à un soutien mutuel) devient anaclitique (conscience de ce soutien). Désormais l'enfant sait qu'il a besoin de la Mère (accès au dossier "relation d'objet"). C'est une période très importante de distinction, que ce soit extérieur/intérieur ou Moi/Autre (le "Moi" se forme en même temps que se forme l'Objet extérieur, l'un n'existant que par rapport à l'autre). Il découvre aussi que l'Autre dans la glace n'est qu'une image et non un être réel. C'est un leurre: l'enfant passe du réel à l'imaginaire.


Distinctions entre les théories de LACAN et de DOLTO

Chez LACAN, le miroir est une surface plane qui réfléchit visuellement. L'image du "stade du miroir" est ainsi un mirage de totalité et de maturation face au réel dispersé et immature que l'enfant perçoit de son corps. C'est donc une expérience première et inaugurale dans un réel dispersé et morcelé. LACAN oppose le corps morcelé du bébé à cette image globale à laquelle il doit se confronter. C'est un commencement dans sa maturation psychologique. De cet impact naîtra une "jubilation" due à l'appropriation de cette image de son corps, total et aimé de la Mère. Le stade du miroir a une valeur décisive.



Chez DOLTO par contre, le miroir est une surface réfléchissante de toute forme sensible, visible comme psychique. Ce qui importe alors, c'est la fonction relationnelle réfléchie par l'image du miroir. La surface plane du miroir est relativisée, ce n'est qu'un instrument parmi d'autres pour individualiser le corps, l'image inconsciente du corps mais aussi le visage, et découvrir la différence (Moi/Autre, différence des sexes...). L'enfant n'est pas dans un réel dispersé et morcelé mais déjà cohésif et continu. L'opposition n'est plus dans un face à face mais bien plutôt entre deux images différentes: l'image visuelle vue par l'enfant et l'image inconsciente qu'il a de son corps (accès au dossier "conscient inconscient"). Le stade du miroir ne marque plus un commencement mais confirme une "individuation narcissique primaire". Et l'impact produit chez l'enfant n'est alors plus jubilatoire mais s'apparente bien à une épreuve douloureuse de castration. En effet, l'enfant fait le constat qu'il existe un grand écart entre son image et lui. Il n'est pas cette image que lui renvoie le miroir et devant laquelle s'extasie sa Mère. Il ne se réduit pas à cela, et c'est une véritable épreuve qu'il doit franchir.
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Message  Admin le Jeu 23 Juil - 15:13

LE DELIRE A DEUX : LACAN SUITE A L'HISTOIRE DES SOEURS PAPIN

http://www.freud-lacan.com/articles/article.php?url_article=ndissez010304
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Re: philosophie , sociologie, psychologie

Message  Admin le Mer 24 Mar - 13:17

LETTRE DE ERIC ZEMMOUR A LA LICRA suite à la polémique soulevée par les propos enlevés de leur contexte qu'Eric ZEMMOUR aurait eut chez Thierry Ardisson.

La réponse de Zemmour au Président de la LICRA MARS 2010
Monsieur le Président,

Je fais suite à notre rencontre à l’instigation de mon avocat, Olivier PARDO. Cette rencontre nous a permis de nous rendre compte qu’il y avait bien eu un malentendu et une confusion non seulement dans la reprise de mes propos par les médias, mais également dans l’analyse qui a pu ensuite en être faite et qui a conduit à ce déchainement médiatique à mon encontre.

En effet, je n’ai jamais dit contrairement à ce qui a pu être colporté dans les médias que «tous les délinquants sont Arabes et noirs», mais que «la plupart des délinquants sont Arabes et noirs.»

Ma volonté n’a jamais été de stigmatiser « les noirs ou les arabes » comme des délinquants, mais si cette phrase, sortie de tout contexte, a pu heurter, je le regrette.

La mise en scène tout de gouaille cynique d’un Ardisson sur Canal +, qui prévient d’avance par un panneau comme dans les dessins animés de Tex Avery : «Attention, Zemmour dérape», et qui mime un effarement scandalisé d’autant plus surjoué qu’il est enregistré et inséré a posteriori, tandis que pendant l’émission, il avait pris un air patelin, pour me glisser à l’oreille : «tu as un rôle très important dans la société de dire les vérités qui dérangent...Ne t’inquiète pas, je te protégerai au montage...» Car si mes propos étaient si infâmes à ses yeux, que ne les a-t-il coupés au montage ?

D’autres sont allés plus loin. J’aurais déclaré : «tous les Arabes et noirs sont délinquants.» C’est ainsi que l’a pris - ou a voulu le comprendre- un membre éminent du CSA, Rachid Arhab, qui a rétorqué à la cantonade : «on peut être Arabe et membre du CSA». Mais était-ce le sujet ? Des journalistes m’ont même demandé si j’avais voulu dire qu’ils «étaient délinquants parce qu’arabes et noirs». Et ils se sont étonnés que je refuse de leur répondre.

Je n’ai bien entendu pas voulu dire tout cela. Je connais trop la souffrance réelle de mes compatriotes «Arabes et noirs», honnêtes travailleurs, parents intègres, qui se sentent «salis» par les exactions des bandes de jeunes gens qui ont la même origine qu’eux. Je le sais d’autant mieux qu’avec mon patronyme, je me souviens du temps pas si lointain - les années 70- où une bande de truands célèbres - les frères Zemour - défrayaient la chronique criminelle, la honte dans les yeux de mon grand-père; et accessoirement, l’attente interminable dans les aéroports pour la vérification vétilleuse - et sans ordinateur- de mon identité. Mon grand-père souffrait en silence pour «son nom traîné dans la boue», mais il n’a jamais prétendu que nos homonymes n’étaient pas des brigands de grand chemin !

On a volontairement oublié que ma désormais fameuse phrase n’était qu’une réponse aux arguments développés par les autres intervenants selon laquelle «la police n’arrête que les Arabes et noirs». Cette double «stigmatisation» - et de la police républicaine - et des «Arabes et noirs» ne choque personne. Les «Arabes et noirs» peuvent être distingués du reste «de la communauté nationale» s’ils sont héros ( le livre de Thuram exaltant les héros noirs) ou victimes. Dans tous les autres cas, il est infâme de les distinguer. Cette injonction universaliste conviendrait assez bien à mon tempérament assimilationniste. J’ai tendance à ne voir dans tous les Français que des enfants de la patrie, sans distinction de race ni de religion, comme dit le préambule de notre Constitution.

Mais voilà que l’on me reproche aussi cette position, que l’on juge désuète, très IIIème République, exhalant un fumet néo-colonialiste. Au nom du droit à la différence, de la modernité, on doit pouvoir exalter ses racines et l’enrichissement d’une société multiculturelle. Mais quand vous avez l’outrecuidance de montrer l’envers de ce décor riant, on redevient furieusement universaliste !

J’ai eu le malheur d’ajouter : c’est un fait ! J’aurais sans doute dû ajouter «malheureusement». Je ne me réjouis ni pour eux ni pour la société française; mais l’autruche n’est pas mon modèle. On me rétorque un peu facilement qu’il n’y a pas de statistiques ethniques pour prouver mes dires. Pourtant, devant une commission parlementaire du Sénat, Christian Delorme, surnommé «le curé des Minguettes», ne déclarait il pas : « en France, nous ne parvenons pas à dire certaines choses parfois pour des raisons louables. Il en est ainsi de la surdélinquance des jeunes issus de l’immigration qui a longtemps été niée, sous prétexte de ne pas stigmatiser. On a attendu que la réalité des quartiers, des commissariats, des tribunaux, des prisons, impose l’évidence de cette surreprésentation pour la reconnaître publiquement. Et encore, les politiques ne savent pas encore en parler.»

Il y a quelques années, une enquête commandée par le ministère de la justice, pour évaluer le nombre d’imans nécessaires, évaluait le pourcentage de «musulmans dans les prisons» entre 70 et 80%. En 2004, l’islamologue Farhad Khosrokhavar, dans un livre «L’islam dans les prisons ( Balland) confirmait ce chiffre. En 2007, dans un article du Point, qui avait eu accès aux synthèses de la Direction Centrale de la Sécurité Publique ( DCSP) et de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) on évaluait entre 60 et 70% des suspects répertoriés issus de l’immigration. Il y a près de dix ans, la commissaire Lucienne Bui Trong, chargée des violences urbaines à la direction centrale des RG relevait que 85% de leurs auteurs sont d’origine maghrébine. Dans un article du Monde, du 16 mars 2010, les rapports des RG sur les bandes violentes, établissaient que 87% étaient de nationalité française; 67% d’origine maghrébine et 17% d’origine africaine. La «plupart» est donc, au regard de ces chiffres, le mot qui convient.

Mes contempteurs pourraient d’ailleurs me rétorquer que ces chiffres prouvent bien que les personnes issues de l’immigration sont défavorisées, puisque depuis Victor Hugo, on sait bien que c’est la misère qui crée la délinquance. On pourrait aussi rappeler que dans tous les pays d’immigration, les derniers arrivés donnent souvent les gros effectifs à la délinquance - Irlandais dans l’Amérique du XIXème siècle, Marocains dans l’Israël des années 50, Russes aujourd’hui. Ces arguments ne sont d’ailleurs pas sans fondement, mais on ne me les présente nullement. On exige seulement que je me taise.

On me reproche aussi de contester le principe de «discrimination». Mais je continue de penser que le concept même de «discrimination» est dangereux, qu’il pousse à la délation et l’irresponsabilité. Depuis quand n’a-t-on plus le droit en France de contester le bien fondé d’une loi ? Cette question des discriminations est potentiellement explosive dans un pays égalitaire comme la France. Quand certains grands patrons déclarent qu’ils n’embaucheront plus désormais que «des gens issus de l’immigration, et en tout cas pas des mâles blancs», c’est aussi une discrimination, mais personne ne s’en soucie. C’est pour éviter ces querelles sans fin que j’explique que « la discrimination, c’est la vie », c’est à dire la liberté de choix. Il faut traiter les problèmes réels autrement. En tout cas, on peut en débattre dans un pays libre.

Il existe aujourd’hui une ambiance délétère dans le débat démocratique français. Le pays de Voltaire :« je ne suis pas d’accord avec vous mais je me battrai pour que vous puisiez le dire » devient le pays de Torquemada qui tue l’hérétique pour sauver son âme. Pourquoi les journalistes qui prétendent faire un portrait de moi, s’empressent ils de demander à mes employeurs s’ils me garderont leur confiance ? Il y a aujourd’hui en France une ambiance maccarthyste qui réclame «l’interdiction professionnelle» comme exutoire des dérapages. C’est ma mort sociale qui est réclamée.

Notre rencontre a eu le mérite d’ouvrir un dialogue qui je l’espère pourra se prolonger, hors de l’enceinte d’un tribunal.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sentiments distingués.



Eric ZEMMOUR
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Re: philosophie , sociologie, psychologie

Message  Admin le Mer 28 Avr - 16:45

Frères et soeurs, une maladie d'amour de Marcel RUFO et Christine SCHILTE
Les parents pensent tous, quand ils décident d'avoir plusieurs enfants, qu'ils sauront les aimer les uns comme les autres, sans faire de différences, sans avoir de préférences. Ils croient, tout aussi naïvement et souvent en dépit de leur propre expérience, qu'entre frères et sœurs, l'entente est le régime normal : le sentiment communautaire d'appartenir à une même fratrie devrait l'emporter sur les petites querelles quotidiennes, sur les rivalités forcément passagères, sur les jalousies évidemment sans fondement. Or, personne ne l'ignore, la réalité est loin de correspondre à cette image d'Épinal. Marcel Rufo, pédopsychiatre, en sait quelque chose, pour compter, parmi ses jeunes patients, de nombreuses victimes d'un amour mal partagé ou, au contraire, trop uniformément prodigué. L'objectif de l'ouvrage est de dissiper cet étrange aveuglement, non pas évidemment pour dissuader les parents de faire le choix d'avoir plus d'un enfant mais, au contraire, pour les y aider ! en les préparant aux difficultés qui peuvent les attendre. Sans doute l'intérêt de l'auteur pour la question du lien fraternel ou sororal est-il motivé par sa propre condition de fils unique. C'est aussi cette expérience personnelle qui lui permet de proposer une conception ouverte de la fraternité, fondée davantage sur les expériences partagées que sur le sang commun. Cet ouvrage se penche également sur quelques configurations particulières : la fascinante proximité des jumeaux, la difficulté du frère ou de la sœur handicapés, l'adoption ou les familles recomposées.
Un essai qui sait faire ressortir la force et la richesse du lien fraternel, sans mentir sur ses risques et ses difficultés.
(mai 2002)
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Re: philosophie , sociologie, psychologie

Message  Admin le Mer 28 Avr - 16:46

L'autorité expliquée aux parents de Claude HALMOS
" Autorité peut rimer avec aimer et respecter. " L'autorité, aujourd'hui, fait peur. Elle effraye les parents. Parce qu'ils s'imaginent qu'elle ne pourrait être que ce qu'elle fut souvent autrefois : un instrument destiné à soumettre l'enfant au pouvoir des adultes. Et susceptible de ce fait de porter atteinte à sa liberté, à sa personnalité et à sa créativité. Or une autre autorité existe. Et non seulement elle ne détruit pas les enfants mais elle constitue le point d'appui essentiel de leur développement et de leur épanouissement. Dans le langage clair qu'on lui connaît, Claude Halmos pose les bases de cette nouvelle autorité. Répondant aux questions d'Hélène Mathieu, elle explique aux parents pourquoi leur autorité est indispensable à leur enfant, mais aussi pourquoi il s'y oppose toujours. En leur permettant de comprendre leurs peurs et de les dépasser, elle les aide à l'exercer. Un salutaire outil de réflexion pour les familles et pour la société.
(Editions NIL - Février 2008)

Claude Halmos est psychanalyste. Formée par Jacques Lacan et Françoise Dolto, Claude Halmos est aujourd'hui une spécialiste de l'enfance. Chroniqueuse sur Canal + de 1992 à 1997, actuellement collaboratrice de Psychologies Magazine et chroniqueuse sur France Info. Elle a fait paraître aussi chez NiL éditions Parler, c'est vivre (1997) et Pourquoi l'amour ne suffit pas (2006). Journaliste et mère de famille, Hélène Mathieu a été longtemps rédactrice en chef de Marie-Claire. Depuis 2001, elle dirige la rédaction de Psychologies Magazine. Elle est l'auteur d'un livre-enquête: Prisons de femmes.
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Re: philosophie , sociologie, psychologie

Message  Admin le Mer 28 Avr - 16:48


Claude Halmos, l'interview, auteur de "L’autorité expliquée aux parents"
Claude HalmosParent-Solo : Vous êtes psychanalyste, spécialiste de l'enfance, collaboratrice de Psychologies Magazine et chroniqueuse sur France Info. Dans votre livre " L'autorité expliquée aux parents " (Editions NIL), Hélène Mathieu, directrice de la rédaction de Psychologies Magazine vous interroge, comme une longue interview. Cette forme d'écriture vous permettait de mieux faire passer votre " combat " ?

Oui, parce qu'Hélène Mathieu m'interview en tant que journaliste mais aussi en tant que mère de famille. Elle représente donc le point de vue des parents en posant les questions que les parents me poseraient et me posent dans mon cabinet. Les gens auraient pu reculer devant un exposé trop théorique, pesant. Là, la théorie y est et le propos devient vivant grâce au dialogue.
P.S. : Votre livre a précèdé, de quelques semaines, la sortie du livre d'Aldo Naouri " Eduquer ses enfants : l'urgence d'aujourd'hui ". Deux conceptions opposées de l'éducation : les parents peuvent-ils s'y retrouver ?

Il est extrêmement important que les parents s'y retrouvent. Depuis 15 ans que je travaille dans les médias, j'ai toujours refusé de donner des conseils car je considère que c'est plutôt destructeur. J'essaye toujours d'expliquer aux parents, dans le langage le plus clair possible, des choses qui sont très complexes, qui se passent dans la tête des enfants, des parents, et entre les enfants et les parents. Je pense donc que les parents ont les moyens de comprendre qu'il s'agit d'une autorité différente d'Aldo Naouri. Aldo Naouri revient à l'autoritarisme contre lequel ma génération - et j'en suis fière - s'est battue en 1968. Il revient à une vision de l'enfant considéré comme un être inférieur à l'adulte qui a le droit d'user et d'abuser de son pouvoir sur cet enfant. Aldo Naouri conseille d'arracher les biberons et les tétines à 2 ans sans explication. On crée ainsi un traumatisme, car c'est évident qu'on doit les arrêter, que cela crée un temps de frustration pour l'enfant, mais c'est pour que l'enfant découvre, aidé par sa mère, qu'il y a d'autres plaisirs quand on mange à la cuillère. La frustration n'est que momentanée et c'est l'ouverture à d'autres plaisirs. Surtout, on explique à l'enfant, on ne le soumet pas à cette violence. L'enfant ne peut pas se défendre. En lui ouvrant la porte de l'avenir, on lui permet une promotion qui le soutient dans cette perte de plaisir.
C'est pareil pour les règles. Il y a aujourd'hui une autorité à repenser qui n'est pas l'autorité d'avant 68, mais qui est une autorité post Dolto, c'est-à-dire une autorité qui s'adresse à un enfant considéré comme une personne à part entière, respectable. Mais cet enfant doit apprendre à se soumettre aux règles comme chacun d'entre nous, ce qui est indispensable dans une société civilisée. On respecte les autres, les biens des autres, on peut tout dire mais pas tout faire, on doit travailler pour réussir, la sexualité a ses règles, elle se pratique entre gens consentants, elle est interdite entre gens de la même famille, entre adultes et enfants, etc. Au départ, ce n'est pas naturel, pour l'enfant, qui est dans le pulsionnel, de se soumettre à cela. Il est dans le principe du plaisir, dans un sentiment de toute puissance, il est le roi du monde : comme ce n'est pas compatible avec une vie civilisée, il faut lui apprendre les règles et le pourquoi des règles. Après, on lui impose de les respecter, ce qui signifie que s'il transgresse, on explique une, voire deux fois, puis on sanctionne.
L'autorité, c'est ça : énoncer la règle, expliquer le pourquoi de la règle, imposer à l'enfant de la respecter, avec sanction si besoin. Ce n'est en rien une violence, l'adulte n'abuse pas de son pouvoir.

P.S. : Soit on impose les règles par la contrainte, soit on les explique pour que l'enfant puisse les respecter : avec la première solution, n'est-ce pas un peu un retour en arrière, qui profiterait du " discours politique ambiant " du tout répressif ?

Ce n'est pas " soit ", c'est les deux. Justement, Aldo Naouri part du principe que si on explique, c'est qu'on n'impose pas. Or, ce n'est pas ça. On explique ET on impose. Si on dit à l'enfant " tu ne tapes pas sur ton frère " sans expliquer, l'enfant peut comprendre que c'est parce qu'on aime plus son frère que lui. En lui expliquant simplement, on lui signifie que les humains ne sont pas des animaux. C'est ça qui le structure peu à peu.
Concernant le tout répressif, le discours d'Aldo Naouri est absolument en accord avec ce qui est en train de se passer, notamment au niveau de la remise en cause de la justice des mineurs. Dans mon précédent ouvrage, " Pourquoi l'amour ne suffit pas : Aider l'enfant à se construire ", je reviens sur les origines de la justice des mineurs : il y a quelques siècles, adultes et enfants étaient jugés de la même façon. Peu à peu, on a dégagé la notion de mineur, en même temps que se développaient la psychologie, la psychanalyse, etc. L'enfant qui avait fait une faute était coupable mais aussi victime, car par son acte, il montrait qu'il n'avait pas suffisamment été éduqué, c'est-à-dire qu'on ne lui avait pas imposé les règles. Il fallait donc le punir mais aussi faire le point sur son éducation, son absence d'éducation, et l'aider, avec sa famille, à évoluer sur ce point. C'était la meilleure prévention possible. L'ordonnance de 1945 a mis en place les enquêtes sociales, les tribunaux pour enfants, les juges pour enfants, des peines particulières pour les enfants, un âge en dessous duquel ils ne pouvaient pas avoir les mêmes peines que les adultes, etc.
Aujourd'hui, des mesures commencent à remettre ça en cause, et nous orientent vers le " tout répressif ". La remise en cause de la justice des mineurs constitue un retour des siècles en arrière. Avec le discours : on sanctionne et on n'explique pas, on crée un traumatisme, un vide incomblable et on retourne des siècles en arrière. C'est très grave.
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Re: philosophie , sociologie, psychologie

Message  Admin le Mer 28 Avr - 16:48

P.S. : " Autorité peut rimer avec aimer et respecter ", selon vous, mais pourquoi l'autorité fait-elle si peur aux parents ?

C'est une très vaste question à laquelle je ne prétends pas répondre dans le livre. On est encore dans l'après 68 où on s'est battu contre l'autoritarisme, qui a laissé l'idée à beaucoup de gens, que l'autorité, c'était l'autoritarisme et que toute autorité était forcément répressive, ce qu'elle n'est pas. Ces gens ne veulent donc pas brimer, alors ça leur fait peur. Et puis, il y a une mauvaise lecture de Françoise Dolto qui fait partie des gens qui m'ont formée, et je me réfèrerai toute ma vie à son enseignement. Françoise Dolto a un message double, elle dit : l'enfant est un être à part entière qu'il faut respecter, mais elle ajoute : c'est un être en construction qui a un besoin vital de l'autorité des adultes pour se construire. Ce qu'elle dit suppose de penser une autorité qui soit compatible avec le respect de l'enfant. Comme c'est difficile, on a laissé tomber une partie du message, notamment la partie sur l'autorité, puisqu'on était post 68. Aujourd'hui, on l'accuse d'avoir favorisé les enfants roi, alors que c'est le contraire même de son enseignement.

P.S. : Le discours de Françoise Dolto est selon vous mis à mal puisqu'on ne retient que l'idée de " l'enfant roi ". Quels étaient ses propos sur l'autorité ?

La lecture du livre de Françoise Dolto, L'image inconsciente du corps, montre qu'elle préconise de mettre des limites à tous les stades du développement de l'enfant. On est dans une espèce d'errance entre une dérive de 68 et une mauvaise lecture de Françoise Dolto, ce qui donne des parents désemparés : si leur enfant est une personne à part entière, de quel droit lui imposeraient-ils ou lui interdiraient-ils quelque chose ? Les parents se demandent s'ils ne lui contestent pas sa place de sujet. Mais en fait, non. C'est un sujet en construction et aimer un enfant c'est lui donner toutes les armes possibles pour qu'il puisse devenir un adulte capable de vivre heureux dans la société des autres et de vivre sans qu'on ait besoin de lui tenir la main. Donc, on lui met des limites pour qu'il les intègre.
En n'expliquant pas à un enfant, comme le préconise Aldo Naouri, on est dans le pur rapport de force, on le dresse. Or, le but de l'éducation, ce n'est pas le dressage, mais que l'enfant comprenne l'intérêt des règles pour se les appliquer à lui-même tout seul. C'est ça l'éducation réussie : un enfant qui est civilisé sans que ses parents soient derrière. L'enfant qui a une peur panique de perdre l'amour de ses parents fait tout comme un chien bien dressé, mais le jour où les parents ne sont plus là, c'est terminé.

P.S. : Tous les parents sont-ils égaux face à l'éducation, car il arrive que les parents se sentent " incompétents " et soient tentés de jeter l'éponge, notamment lorsqu'on est seul à assumer, regrettant de ne pas avoir une " autorité naturelle " ?

Je pense que tous les parents sont compétents et qu'ils ne sont ni laxistes, ni démissionnaires, comme on entend ici ou là. Ils sont perdus pour certains d'entre eux. Il y en a qui ont eu une histoire plus difficile que d'autres (s'ils n'ont pas eu, eux-mêmes, les repères par leurs parents, c'est difficile de les transmettre). Je crois surtout qu'on n'explique pas assez aux parents la nécessité de l'éducation qui est vitale. Si on leur expliquait, ils sentiraient une légitimité à intervenir.
J'explique, dans mon livre, que l'autorité naturelle n'existe pas car ce qui donne de l'autorité à un parent, c'est la certitude que ce qu'il demande à son enfant, c'est vital pour lui. Par exemple, quand l'enfant doit prendre un médicament et qu'il refuse en se roulant par terre, le parent parvient finalement à lui donner, à faire preuve d'autorité, car il est convaincu de la justesse de ce qu'il fait. Donc si on expliquait aux parents que l'éducation et l'autorité sont vitales, beaucoup plus de parents feraient ce qu'il faut.

P.S. : Vous écrivez qu'un " univers sans limites est la chose la plus angoissante du monde " : cela peut surprendre ? Oui à la sanction, non à la négociation ?

Oui, parce que je pense qu'il y a des choses qu'on peut négocier avec un adolescent, comme par exemple un retour à 23 h au lieu de 22 h 30, ou concernant des détails, mais sur des interdits fondamentaux, on ne négocie pas. On arrive à l'heure à l'école parce que demain on devra arriver à l'heure au travail, on ne tape pas sur les autres, on n'a pas de jeux sexuels avec sa sœur ou son frère parce que c'est l'interdit de l'inceste, etc. Il y a des choses qu'on ne négocie pas. Si un interdit a du sens, il n'est pas négociable, sinon l'enfant ne peut pas s'y retrouver. Tout ne se négocie pas dans la vie.

P.S. : Le " devoir d'éducation oblige souvent le parent à se priver du bonheur de l'instant " : c'est particulièrement flagrant chez les parents solos qui n'ont qu'un droit de visite et d'hébergement qu'ils ne veulent pas gâcher par des conflits : comment gérer, alors, pour eux ?

Parent, c'est beaucoup de joie, mais c'est un boulot. Des fois, on aimerait bien être copains, mais on ne peut pas. Quand la vie fait qu'il y a séparation, si on veut faire son boulot de parent, il est vrai que c'est encore plus dur. Les parents ont l'impression qu'ils doivent faire la police tout le temps. Non. Il y a des interdits, mais une fois qu'on a eu l'épreuve de force avec l'enfant, même si l'enfant va tenter de vérifier qu'elle tient, on ne l'a pas cinquante fois. Si on doit remettre l'ouvrage cinquante fois, c'est qu'on n'a pas été assez ferme. Si l'enfant a compris une fois pour toute qu'on ne cèderait pas, ça ne recommence pas. Quand on est parent solo, l'enfant se dit : je ne le vois pas souvent, il va bien me laisser passer ça, et il en joue. Mais il faut tenir bon : si tu as envie de gâcher le week-end qu'on passe ensemble, tu le gâches, je trouve ça déplorable mais je ne te cèderai pas parce que je t'aime. Et parce que je t'aime, je ne veux pas que tu deviennes une personne incapable de vivre avec les autres.

P.S. : Au débat sur la gifle et la fessée, vous opposez la violence de l'absence d'éducation que vous jugez plus grave. Finalement, n'oublierait-on pas trop souvent le bon sens, simplement ?

Aldo Naouri qui est contre toute forme de gifle ou fessée, c'est de l'hypocrisie totale, du politiquement correct, puisque son livre est tissé de violence contre l'enfant. Je ne dis pas qu'il faut donner des fessées, je dis que la fessée n'est jamais anodine parce que c'est un rapport de pouvoir entre l'enfant et l'adulte qui est disproportionné, parce que ça touche au corps et que ça peut être érotisé y compris pour l'enfant. Il n'y a pas la gifle ou la fessée, il y a une gifle ou une fessée particulière dans un contexte particulier entre un enfant et un adulte particulier, à un moment donné. On ne peut absolument pas la prôner comme méthode d'éducation, ce serait monstrueux, mais on ne peut pas non plus la diaboliser. Un parent, un jour excédé par le comportement de son enfant, qui lui donne une fessée, n'est pas un parent maltraitant. Il peut d'ailleurs s'en expliquer avec l'enfant.
On me dit souvent que mes propos relèvent du " bon sens ". En fait, ce sont surtout des choses qui " ont du sens ", car " bon sens " s'apparente à l'évidence, alors que ça ne doit pas l'être tant que ça puisque je suis pratiquement la seule qui le dit ou qui se bat pour le faire entendre !

P.S. : Sur notre site, www.parent-solo.fr, beaucoup de questionnements sur l'éducation reviennent : l''éducation réussie est-elle possible en famille monoparentale, puisque les deux parents ne sont pas présents simultanément ?

Bien sûr, car si le père (ce sont majoritairement les mères qui ont la garde) n'est pas là, on peut en parler. Ce qui est important, c'est que l'enfant comprenne que ce que lui demande sa mère n'est pas une fantaisie, mais ce que n'importe quel parent demande à ses enfants lorsque ce parent est responsable et souhaite que son enfant aille quelque part dans la vie. L'enfant doit aussi comprendre que sa mère a des soutiens. Elle peut se référer au père ou, en l'absence du père, à quelqu'un de la famille ou autre qui va l'aider à élever l'enfant. L'enfant doit comprendre qu'on n'est pas deux dans la vie, mais trois, ce qui lui permet après de comprendre le rôle de la justice, police, etc. Mais, bien sûr que l'éducation réussie est possible en famille monoparentale
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Re: philosophie , sociologie, psychologie

Message  Admin le Mer 9 Juin - 9:46

LES MALADIES DE CONVERSION PSYCHOSOMATIQUES :



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Les types, la santé et la maladie (1ère partie)
Maurizio Cusani
(Traduction par Fabien Chabreuil)

Les maladies psychosomatiques sont des maladies psychologiques qui se manifestent comme des maladies somatiques. Le patient n'est pas conscient de ce mécanisme et croit généralement, en toute bonne foi, être victime d'une maladie habituelle avec des symptômes douloureux, d'une réaction de conversion (transformation d'émotions en manifestations physiques) ou des deux.

Les symptômes douloureux peuvent se manifester dans n'importe quelle partie du corps, alors que les réactions de conversion sont connectées à un ensemble beaucoup plus vaste de symptômes, comme la parésie [Note du traducteur : la parésie est une paralysie partielle ou incomplète manifestée par une simple diminution de la force musculaire], des problèmes de déglutition, des distorsions visuelles ou auditives et des problèmes respiratoires. Les symptômes de conversion peuvent apparaître dans n'importe quel endroit du corps et être douloureux ou non.

Une maladie psychosomatique se caractérise par l'absence de réaction physique aux tests de diagnostic et par la persistance des symptômes pendant au moins un mois. Le patient se plaint d'un problème malgré l'absence de preuve diagnostique. Il n'y a en aucun cas mensonge ou simulation.

Les maladies somatiques sont généralement, et pas seulement sur un plan inconscient, considérées comme plus "respectables" que les maladies psychologiques et les patients sont souvent plus résistants à accepter un tel diagnostic. Pourtant, une maladie psychosomatique peut procurer certains avantages au patient : elle incite les autres personnes à l'aider, elle offre au patient une bonne excuse pour ne pas effectuer certaines tâches fatigantes ou désagréables, y compris la résolution de ses dilemmes psychologiques.

Des études récentes semblent indiquer une nette augmentation du nombre de maladies psychosomatiques. Selon certaines statistiques, elles seraient à l'origine de 40 à 50% des visites chez le médecin généraliste et de 30 à 40% des appels aux urgences. Quelques praticiens vont encore plus loin et considèrent que quasiment toutes les maladies sont psychosomatiques.

Une hypothèse aussi extrême est plus facilement acceptable du point de vue de la psycho-neuro-immunologie selon laquelle les facteurs psychologiques sont à l'origine du développement et du maintien des maladies, voire en sont la seule cause.
Maladie et stratégies de défense

Tout conflit psychologique déclenche une stratégie de défense. Selon les théories d'Anna Freud, ces stratégies sont les mécanismes que l'ego met en œuvre pour éviter les conflits ou la douleur ou pour trouver un équilibre entre les demandes du ça et celles du superego. Ces mécanismes peuvent être complètement inconscients et être à l'origine de conflits, de souffrances ou de maladies. La maladie est l'expression d'une tentative de défense.

Echapper à ses mécanismes de défense n'est pas chose simple. Un des moyens les plus aisés est de "relativiser" ses propres actions ou de les considérer comme impersonnelles. Il existe d'autres stratégies comme inverser le sujet et l'objet dans un conflit, éviter de communiquer directement avec la personne en face de nous ou lui laisser la charge de la décision.

Hippocrate disait qu'un esprit sain ne peut pas être victime d'une maladie. Du point de vue de la médecine psychosomatique, nous pouvons actuellement affirmer que chacun d'entre nous peut parfois trouver avantageux d'être malade.

Je propose que chaque profil de personnalité exprime la maladie d'une façon spécifique résultant de l'interaction entre son mécanisme de défense et sa compulsion, tous deux issus de ce qu'Antonio Barbato appelle la blessure ou le drame originel [De l'essence à la naissance de l'ego, EM Mai/Juin 2001]. De ce point de vue, la compulsion est ce qui déclenche notre mécanisme automatique d'évitement et prévaut sur notre comportement conscient et volontaire, tandis que la blessure ou le drame originel a causé et continue de causer toute une série d'effets.
Mécanismes de défense

Type 1. Formation réactionnelle
Type 2. Répression
Type 3. Identification
Type 4. Introjection
Type 5. Isolation
Type 6. Projection
Type 7. Rationalisation
Type 8. Déni
Type 9. Narcotisation
Compulsion

Le type 1 évite de manifester la colère
Le type 2 évite d'être perçu comme ayant des besoins
Le type 3 évite l'échec en termes d'image de soi
Le type 4 évite la grisaille de la routine
Le type 5 évite l'inadéquation ou le vide
Le type 6 évite d'être personnellement rejeté
Le type 7 évite la peine et la souffrance
Le type 8 évite de se montrer vulnérable
Le type 9 évite tout conflit
Blessure ou drame originel

Type 1. Humiliation
Type 2. Abandon
Type 3. Mépris
Type 4. Désespoir
Type 5. Limitation
Type 6. Ordres contradictoires
Type 7. Bonheur obligé
Type 8. Abus
Type 9. Résignation

Enfin, être influencé par tel ou tel sous-type instinctif introduit des nuances dans notre caractère et peut contribuer à déclencher ou à prévenir les maladies psychosomatiques. Arrivé ici, il est important d'insister sur le fait que tout individu, quel que soit son type dans l'Ennéagramme, est affecté par les trois centres instinctif, émotionnel et mental. Une interaction déséquilibrée entre ces centres, distincts mais néanmoins connectés, peut produire des stress conduisant à des maladies psychologiques ou psychosomatiques.
Les"niveaux de développement"

Selon Don Riso, nous pouvons distinguer empiriquement neuf niveaux de développement au sein de chaque type de personnalité. Les niveaux 1 à 3 sont considérés comme sains, c'est-à-dire comme permettant à une personne de s'intégrer dans son type et d'en exprimer au mieux les talents particuliers. Les niveaux 4 à 6 sont considérés comme moyens ou normaux et la personne exprime les talents et les limitations de son type dans des proportions à peu près égales. Les niveaux 7 à 9 sont malsains et l'équilibre de la personnalité commence à se rompre, ce qui permet potentiellement l'apparition de maladies psychologiques ou psychosomatiques.

Dans The Way of Silence and the Way of Words, Claudio Naranjo décrit ainsi les états négatifs dans lesquels chaque type peut descendre :

Type 1 Obsessionnel et rigide
Type 2 Hystérique et égocentrique
Type 3 Narcissique et hystérique
Type 4 Auto-mutilatoire et dépressif
Type 5 Schizoïde
Type 6 Paranoïaque et incertain (passif ou hyperactif)
Type 7 Maniaque et charlatanesque
Type 8 Narcissique phallique et antisocial
Type 9 Dépendant (symbiotique) et renonciateur
Conclusion

Selon la médecine psychosomatique, la maladie vient de l'incapacité à accepter et à résoudre des stress internes, qui sont souvent ignorés en raison d'autres avantages, quand nous décidons inconsciemment que nos objectifs de vie sont plus importants que les conséquences de la maladie. Ainsi, un individu sans stress internes ne devrait pas tomber malade.

Quoi qu'il en soit, il est certain que la maladie tend à se produire quand un individu doit faire face à des événements particulièrement stressants ou avec ce que les praticiens de l'Ennéagramme appellent la descente dans les niveaux malsains de la personnalité.

Les descriptions qui suivent illustrent, pour chaque type de personnalité, quelques-unes des conséquences de cette "descente aux abîmes". J'ai utilisé des études de cas issus de ma propre spécialité, l'ophtalmologie.
Type 1 - Colère

La tension est toujours soigneusement cachée dans la personnalité des 1. La colère, leur péché mortel, est souvent, si ce n'est toujours, retenue. Les maladies du 1 proviennent généralement d'un trop plein de rage réprimée. On peut remarquer que quand un 1 réussit à se libérer de cette tension mortelle, sa santé s'améliore ; il tombe rarement malade et quand c'est le cas, il guérit facilement.

Parfois, devenir plus tolérant suffit à orienter les 1 vers la guérison, mais généralement leur moyen le plus facile et le plus plaisant de s'en tirer est de trouver une manière différente et personnelle de laisser sortir leur fureur. Ils peuvent exprimer leur rage en tapant en secret sur un punching-ball, ou en criant dans un oreiller dans une pièce vide, ou ils peuvent simplement apprendre à être plus libre et plus à l'aise avec les étrangers et avec leurs proches.

Apprendre à placer son attention sur des choses agréables avant de faire son devoir, trouver des moyens d'apprécier les beautés de la nature, sont pour les 1 des moyens appropriés d'améliorer leur santé. Pour certains 1, la maladie peut être une occasion d'exprimer des tendances punitives à leur égard ou à celui des autres.

Dans le domaine de l'ophtalmologie, on trouve aussi bien des pathologies aiguës comme la chorio-rétinopathie séreuse centrale (une forme d'œdème impliquant la pupille et la rétine) que des pathologies évolutives chroniques comme le kératocône bilatéral (une forme d'astigmatisme causée par une protrusion de la cornée). Il est aussi possible de rencontrer de l'hypermétropie et l'astigmatisme hypermétrope, des glaucomes par fermeture de l'angle, de l'ésophorie et de l'ésotropie (formes de strabisme). En médecine générale, la personnalité anale du 1, surtout dans le sous-type conservation ou social, peut se manifester par de l'insomnie, de la constipation, des colites, un ulcère gastroduodénal, des calculs dans la vésicule biliaire, de l'hypertension, des crises d'ischémie [Note du traducteur : arrêt ou insuffisance de la circulation sanguine dans une partie du corps ou un organe, qui prive les cellules d'apport d'oxygène et entraîne leur nécrose] transitoire et différentes sortes de maux de tête. Le sous-type conservation peut manifester des symptômes comme le bégaiement, alors que le sous-type sexuel peut montrer une jalousie obsessionnelle et dévastatrice qui peut même aboutir à des crimes passionnels. S'il est influencé négativement par sa liaison au 4, le 1 peut vivre des états dépressifs pouvant aller jusqu'au suicide comme expression ultime de sa culpabilité. Par contre, si la connexion au 7 est négative, cela peut conduire à un excès d'auto-indulgence, à la consommation de substances stimulantes (alcool ou drogue) ou à des crises de panique. Des cas étranges de calvitie (alopécie aerata) ont été observés chez des jeunes femmes de type 1.

Une tendance forte à l'autocritique, fréquente chez le sous-type conservation, avait poussé une femme 1 à attribuer le déclin de sa vue à sa nervosité alors qu'elle était affectée par un début de cataracte.

Les 1 ayant une constitution asthénique sont généralement grands et graves. Des circonstances ou des engagements particulièrement stressants peuvent les pousser à la dépression.

Les pathologies utérines, mammaires et ovarienne cystique sont fréquentes chez les femmes 1. Elles considèrent la chirurgie esthétique comme un moyen acceptable de corriger ou d'améliorer leur corps. Les drogues socialement acceptables, comme la cigarette, leur permettent de soulager leur colère réprimée.

Quand ils vont chez le médecin, beaucoup de 1 apportent une liste de questions à poser, de symptômes à décrire ou d'effets du traitement à signaler. Les 5 et les 6 peuvent faire de même, mais c'est moins fréquent. Bien que les motivations des 5 et des 6 soient différentes, on doit garder à l'esprit que ces deux types ont le 1 comme "point d'opposition". Quoi qu'il en soit, les 1 sont motivés par le désir d'être précis, alors que les 5 apprécient d'être analytiques (et présupposent que leur médecin en a besoin) et les 6 peuvent amener une liste de peur d'oublier de mentionner quelque chose d'important.

Les 1 peuvent négliger de consulter parce que les besoins des autres sont considérés comme plus importants. De plus, quand on cherche à être parfait, la maladie n'a guère de place dans le tableau.

Les 1 apprécient de se reposer à la campagne, à la montagne ou en forêt et préfèrent les thérapies qui leur permettent d'être dans la nature ; viennent à l'esprit le zen ou l'énothérapie (une thérapie qui utilise des extraits de raisin et de vin et qui implique des visites prolongées dans des vignes). Dans la plupart des cas, il est suffisant que les 1 travaillent sur leur centre instinctif, mais si la pathologie est sérieuse, ils peuvent aussi avoir à se concentrer sur leur centre mental. Une fois qu'ils ont réalisé qu'ils sont malades et qu'ils l'ont accepté, les 1 sont très obéissants et suivent avec précision les instructions qui leur sont données. Ils tiennent à ce que leur thérapeute soit tout aussi précis et sont toujours désireux de discuter en détails de leurs thérapies présentes et passées. Ils relèvent explicitement toute erreur commise par le thérapeute.
Que faire ?

Les 1 doivent apprendre à :

* renoncer à contrôler,
* être plus tolérant,
* exprimer leur colère d'une manière appropriée,
* planifier des moments de divertissement,
* pratiquer des activités physiques dans la nature.

Cas cliniques

Une femme de 40 ans, élégante, avec une forte colère réprimée due à sa situation familiale, travaillait en faisant une traduction simultanée dans un avion. Lors d'une traduction complexe entre deux politiciens originaires de pays différents, elle s'aperçut soudainement qu'elle devenait totalement aveugle. Malgré son angoisse, elle réussit à poursuivre son travail et environ une heure plus tard, sa vue commença lentement à revenir. Vers la fin du voyage, elle pouvait à nouveau discerner les visages des deux politiciens. En quittant l'avion, elle eut encore des difficultés à voir les marches de l'escalier, mais finalement sa vue redevient normale. Les tests ne révélèrent aucune anomalie oculaire.

Trois ans plus tard, elle est encore extrêmement angoissée. Chaque année, elle fait faire des tests complets qui donnent des résultats parfaitement normaux. Elle est consciente qu'une colère profonde et triste ne la quitte jamais et elle vit avec la peur que surgisse un événement aussi traumatisant. Elle est convaincue que sa cécité temporaire avait une origine psychosomatique.

Un optométriste de 30 ans, méthodique et scrupuleux, reconnaît en souriant, mais sans vous regarder dans les yeux, que sa famille et ses amis le considèrent comme un emmerdeur pédant. Dans le passé, il a vécu au moins cinq épisodes de chorio-rétinopathie séreuse centrale. Quand un client (qui est supposé avoir toujours raison) lui tape sur les nerfs, il se débrouille pour aller s'isoler quelques minutes dans la cave située en dessous de sa boutique. Là, au milieu du matériel de son laboratoire, il a installé un punching-ball professionnel. Il met des gants de boxe et tape dessus de toutes ses forces jusqu'à ce qu'il soit fatigué. "Depuis que je fais cela, dit-il, non seulement je n'ai plus eu de rechutes, mais je suis en pleine forme !"
Type 2 - Orgueil

Les 2 ne peuvent pas se permettre d'être malade, car ils ont toujours à s'occuper ou à prendre soin de quelqu'un d'autre. Ils aiment être indépendants et évitent les situations où ils auraient à accepter l'aide d'autrui. Ils ont souvent un corps plus rond et plus souple que celui des 1 et sont généralement plus gais. Mais si les choses ne vont pas comme ils veulent, leur attitude peut changer radicalement.

Par exemple, quand les enfants ont grandi et quittent la maison, les 2 (surtout ceux de sous-type conservation) peuvent ne pas se sentir incités à être en forme et tomber malade pour attirer l'attention. Souvent les 2 ressentent les maladies des autres, particulièrement celles de leurs proches et de ceux qu'ils aiment, comme si c'étaient les leurs.

Les 2 sous stress peuvent se comporter comme des 8 et montrer un goût certain pour la colère et la vengeance. Leur colère, bouillante et violente, est à l'origine de leurs symptômes psychosomatiques. On peut dire qu'un manque d'attention et de gratitude les fait tomber malade et peut se manifester par des crises d'hypocondrie plus ou moins handicapantes. Les symptômes les plus fréquents sont des maux de tête et des douleurs réelles ou simulées. Les maux de tête sont, de façon presque séductrice, des demandes inconscientes d'attention. Je connais une 2 qui développe du psoriasis sur les mains comme moyen d'éviter de "donner un coup de main" aux autres.

Il n'est pas rare que les 2 laissent échapper un sentiment de bon droit et d'amertume "après tout ce qu'ils ont fait". La rancœur générée par des faveurs n'ayant pas été rendues peut aboutir à des explosions d'émotions et de colère de ne pas être compris. Les 2 sont connus pour leur habitude à se plaindre pour culpabiliser les autres et à être futiles, médisants, pleins de souffrances et dépressifs. Certains 2 trouvent une issue en mangeant avec excès, en consommant trop de médicaments, en se comportant comme des bouffons ou en devenant égocentriques ; d'autres deviennent des manipulateurs obsessionnels comme dans certains cas de syndrome oculaire de Munchausen (exagération grotesque des symptômes). Des 2 âgés peuvent devenir dépendants de la nourriture, de l'alcool ou de médicaments comme les tranquillisants, les antidépresseurs ou les analgésiques. Des 2 plus jeunes peuvent développer des formes d'asthme ou des troubles immunitaires comme la sclérodermie (épaississement de la peau) ou des syndromes myasthéniques (une forme de déficience musculaire).

Si les 2 montrent les symptômes des 4 désintégrés, ils s'apitoient sur eux-mêmes, deviennent dépressifs et geignards, et se sentent abandonnés de tous. Quand ils vont vers les côtés négatifs du 8, ils expriment de la haine et de l'insensibilité de manière dramatique et violente, pouvant aller jusqu'à l'homicide et à l'infanticide, un véritable syndrome de Médée. Dans de tels cas, il devient très difficile de les soigner.

Il est beaucoup plus facile de travailler avec les patients 2 souffrant d'arthrite rhumatoïde. Ils sont généralement faciles à vivre et calme (sous-type conservation) avec la tendance altruiste si caractéristique des 2. L'arthrite rhumatoïde semble agir comme un inhibiteur chronique de l'agressivité et des impulsions hostiles. De tels 2 commencent à ressembler à des 9, mais à la différence des 9, ils ne suivent pas les traitements et montrent une fausse résignation face à la vie, tout en essayant inconsciemment d'aggraver leur état afin d'attirer encore plus l'attention. Les 2 doivent travailler sur leur centre émotionnel à l'aide de techniques appropriées comme par exemple le rebirth ; si la situation est plus grave, ils doivent travailler aussi sur leur centre mental. Il faut garder à l'esprit que les 2 préfèrent les thérapies relationnelles et que la personnalité du thérapeute peut être plus importante que le traitement. Les 2 doivent être traités avec délicatesse pour éviter que leur humeur s'assombrisse, que l'orgueil prenne le dessus ou que la question "Au fond, qui suis-je ?" déclenche une profonde crise de doute et d'anxiété.
Que faire ?

Les 2 ont besoin de :

* apprendre à tourner leur attention vers leur Soi intérieur,
* réaliser que donner est en soi un acte de valeur,
* cesser de donner pour recevoir,
* identifier leurs vrais besoins,
* essayer des thérapies émotionnelles.

Cas cliniques

Un juge de 45 ans devait examiner une affaire qui le dérangeait en raison des crimes commis et des personnes impliquées : il détestait avoir à traiter des cas insignifiants. Durant les interrogatoires, il s'aperçut soudain qu'il ne pouvait plus voir de l'œil droit. Dans les heures qui suivirent, il entreprit des examens, mais sa vision se rétablit spontanément. Les tests ne donnèrent aucun résultat positif, à l'exception d'une légère hypertension diastolique (minimum de pression sanguine trop élevé) dont il était déjà conscient. Il pensait que le fait de s'être senti chagriné pour les accusés l'avait fortement stressé et il fut d'accord pour surveiller plus étroitement sa condition physique et pour prendre prochainement des vacances.

Une veuve de 77 ans, ayant trois fils et une fille et paraissant épuisée et très malade, s'assit dans mon cabinet avec l'aide de sa fille. Elle parla vaguement de symptômes oculaires, mais détailla avec délectation toutes sortes de douleurs passées et présentes dans toutes les parties de son corps. Interrogée, sa fille parla d'une série sans fin de spécialistes, de tests et d'hospitalisation qui évoquait un état hypocondriaque. Apparemment dès que la fille s'était mariée et avait quitté la maison, la santé de sa mère avait immédiatement décliné. Elle refusait de sortir seule et toutes les aides à domiciles qui lui avaient été proposées semblaient être inefficaces. Elle exigeait que ses enfants lui téléphonent au moins une fois pas jour. Un examen oculaire minutieux ne donna aucun résultat positif. "Pas même une petite cataracte ?", demanda-t-elle avec espoir et déception.
Type 3 - Mensonge/Vanité

Le type 3 ne peut pas perdre de temps à être malade et le supporte très mal. Paradoxalement, c'est en étant malade qu'un 3 peut trouver un ancrage de sécurité et avoir une occasion de commencer à travailler sur son centre émotionnel. Sans doute à cause d'un manque d'aide extérieure, les 3 ont depuis l'enfance l'habitude de ne compter que sur eux-mêmes et ils continuent à l'âge adulte. Même malades, ils préfèrent dissimuler ce qu'ils ressentent de peur que les autres les jugent incapables et ils sont enclins à chercher les meilleurs soins et la meilleure technologie pour obtenir les meilleurs résultats pratiques.

Les 3 sont des personnalités très actives et agressives et ils ont tendance à développer des problèmes cardio-vasculaires. Concernant la vision, ils sont susceptibles de préférer les lentilles de contact aux lunettes et peuvent être facilement convaincus d'avoir recours à la chirurgie. Ils préfèrent des thérapies courtes et agressives et des cures rapides, même s'il y a des dommages collatéraux. Nous avons eu l'occasion d'observer plusieurs cas d'uvéite antérieure récurrente (inflammation de l'iris et du corps ciliaire) et de cancer de la peau.

Une femme de 40 ans a accepté de devenir myope plutôt que de porter des lunettes de lecture. Elle a entrepris une chirurgie au laser pour corriger sa vision de façon à voir en monovision sans lentilles correctrices. [Note du traducteur : la monovision consiste à corriger un œil pour voir de loin et un œil pour voir de près ; elle affecte le jugement des distances et la perception des profondeurs.]

Les 3 peuvent souffrir d'hypertension parce qu'ils sont souvent surchargés de travail et hyperactifs. Ils détestent vieillir ou être dépendants ; aussi ils ont volontiers recours à la chirurgie esthétique et choisissent des thérapies chirurgicales de préférence à des soins médicaux longs et interférant avec leur vie.

Parmi les 3, on peut trouver des "menteurs pathologiques" qui prétendent avoir été victime d'une maladie rare et exotique, puis avoir été complètement guéri par quelque remède extraordinaire. Ils n'ont jamais été malades mais ils ont des stocks de ce remède à vendre ou ils sont partie prenante dans un livre qui en vante les mérites.

Généralement les 3 considèrent la maladie comme un véritable handicap dans la vie quotidienne. Quand ils vont vers le côté négatif du 6, les 3 soit deviennent oisifs et déprimés et se sentent vaincus, soit réagissent en étant cruels, froids ou agressifs. S'ils vont vers le côté négatif du 9, ils deviennent apathiques et noient leur chagrin dans l'alcool, les drogues (particulièrement la cocaïne) ou l'excès de nourriture ou de sommeil. Ils peuvent devenir catatoniques et se suicider par incapacité à gérer leur échec ou complètement impitoyables, déloyaux et sadiques pour essayer de protéger leur image ; par exemple, il y a eu des cas où des étudiants ont tué leurs parents plutôt que de leur avouer un échec à un examen.

Les 3 doivent fournir un travail continu pour entrer en contact avec leur centre émotionnel (par exemple avec le rebirth). Ils préfèrent des thérapies brèves et pragmatiques, particulièrement si elles sont recommandées par des docteurs célèbres et couronnés de succès ; un 3 veut que son médecin soit le meilleur des meilleurs.

Les 3 peuvent vivre beaucoup d'anxiété quand ils essayent d'entrer en contact avec leurs émotions, quand l'image qu'ils projettent s'effondre ou quand leur efficacité diminue. Cette anxiété peut encore s'accroître s'ils ne peuvent pas trouver de porte de sortie efficace.
Que faire ?

Les 3 ont besoin de :

* entrer en contact avec leur monde intérieur,
* être compétitif avec eux-mêmes plutôt qu'avec les autres,
* partager des sentiments intimes avec au moins une personne,
* trouver un moyen d'aider les autres,
* renoncer à leur besoin d'être apprécié pour ce qu'ils font.

Cas cliniques

Une femme attirante de 35 ans, assistant-manager dans la direction d'une filiale bancaire en Italie, souffrait d'assombrissement intermittent de la vision des deux yeux. Une visite précédente à un ophtalmologiste n'avait trouvé aucune explication à ses symptômes. Tous les tests étaient négatifs. Elle se plaignait de vivre une situation particulièrement stressante parce qu'un de ses subordonnés avait détourné des fonds de la banque et qu'elle craignait d'être mutée.

Un homme d'affaires de 49 ans avait vendu sa petite entreprise familiale à une multinationale. A cette occasion, il a dit : "Je me demande ce que je ferai quand je redescendrai sur terre." Dans les trois jours, il a commencé à ne plus voir correctement de l'œil droit. Le diagnostic a révélé une uvéite antérieure aiguë que le traitement a guérie en dix jours. Il se plaint de se sentir inutile en n'ayant rien à faire.
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Re: philosophie , sociologie, psychologie

Message  Admin le Mer 9 Juin - 9:47

Type 4 - Envie

Les 4 sont enclins à des changements d'humeur, ils sont souvent sujets à des épisodes dépressifs et peuvent penser, au moins une fois dans leur vie, réellement au suicide. Ils semblent lutter contre un sentiment d'abandon qui pourrait avoir été provoqué par un manque ou une insuffisance d'allaitement au sein. Les allergies sont communes. La maladie peut être utilisée comme un moyen d'échapper à un profond sens de culpabilité ; mais à la différence d'un type 2 et de la plupart des autres types, la culpabilité des 4 fait qu'ils cachent souvent leur maladie.

Par exemple, une jeune femme 4, qui s'était occupée de sa mère malade pendant des années, finit par s'accuser d'avoir fait se développer le cancer du sein de sa mère dépressive. (Par ailleurs, une fois informée de la maladie de sa fille, la mère, un type 2, a commencé à récupérer presque immédiatement.)

On a également observé des cas du syndrome de Gougerot-Sjögren [Note du traducteur : affection inflammatoire chronique caractérisée par une sécheresse oculaire et buccale] et de la maladie de Crohn [Note du traducteur : affection inflammatoire chronique pouvant toucher tout le tube digestif], en particulier chez les sous-types conservation et sexuel qui peuvent prendre des risques et avoir un comportement de défi les faisant entrer dans des situations dangereuses. Ils créent ainsi des occasions de traumatismes et d'accidents. Ils peuvent entrer dans des modèles de comportement qui ont des conséquences graves, telles que le SIDA ou une invalidité. Ces sous-types du 4 restent stoïques face à leur souffrance, mais peuvent ne pas suivre pas correctement leurs thérapies, ce qui complique les choses. Ils estiment qu'en suivant les prescriptions, ils font une faveur au médecin. Mais s'ils suspectent que le médecin n'a pas su diagnostiquer leur maladie, les 4 changent de médecin, oublient qu'ils sont malades, ou au moins arrêtent de suivre leur traitement.

Les 4 souffrent souvent de maladies élitistes, comme l'anorexie ou la boulimie. Même dans la maladie, les 4 semblent chercher quelque chose de rare, de spécial et d'unique. Comme l'anorexie et la boulimie résultent d'une forme de haine de son propre corps, il est important que les 4 apprennent à aimer et à respecter leurs corps. Beaucoup de cas de maladies rares ou évoluant singulièrement ont été observées chez les 4 : des maladies d'auto-agression attaquant les systèmes immunitaire ou endocrinien, des cas de noyade, ou des suicides mis en scène théâtralement. Même lorsque les 4 souffrent de pathologies communes telles que l'hypertension, leurs maladies ne suivront jamais leur cours normal.

Dans le domaine de l'ophtalmologie, les 4 sont connus pour avoir des mélanges d'astigmatisme, d'amblyopie (obscurité de la vision sans cause physique discernable), et d'anisotropie (inégalité dans la capacité réfringente des deux yeux). Si les types 4 ont un mouvement de désintégration vers le type 1, ils sont susceptibles d'avoir des accès de colère et d'agression. S'ils se tournent vers le côté négatif du type 2, ils pourraient tomber malade afin de gagner l'attention, ou de se sentir spécial. Les 4 peuvent avoir des comportements hystériques, en particulier auprès des gens qu'ils aiment, ou émettre des mensonges sachant bien qu'ils seront découverts.

La haine de leurs imperfections et le mépris de leur propre corps peuvent avoir comme conséquence l'abus de drogue ou d'alcool (avec le but subtil de tuer le corps en le stimulant), l'abattement émotionnel, la dépression et le suicide. Les 4 ont besoin de travailler sur leur centre émotionnel et, dans des cas clairement pathologiques, sur leur centre instinctif en utilisant des thérapies ayant un rapport avec la beauté (ou le sens artistique) comme la danse, ou des thérapies qui sont quelque peu spéciales, comme les arts martiaux et le tai chi.

Les 4 sont attirés par les psychodrames et les jeux de rôle, ainsi que par les psychothérapies qui leur donnent l'occasion de plonger en eux, et de parler longuement.
Que faire ?

Les 4 doivent apprendre à :

* ne pas tout prendre personnellement,
* accepter la discipline et la routine nécessaires, même lorsque c'est ennuyeux et ordinaire,
* apprécier les aspects banals et communs de la vie,
* ne pas exiger que tous les rapports avec les personnes et les choses soient spéciaux,
* atténuer leurs réactions émotives.

Cas cliniques

Un matin, avant d'aller travailler, une jeune femme de 22 ans devient soudainement aveugle pendant quelques heures. Poussée par une amie, elle voit un spécialiste le jour même dans l'après-midi. Tous les tests sont négatifs. D'autres tests qu'elle accomplit (à contrecoeur) les vingt jours suivants s'avèrent également négatifs. Quand l'hypothèse psychosomatique est suggérée, elle l'accepte immédiatement, et est sûre que la raison de sa cécité doit avoir été due à l'indécision dans laquelle elle a été plongée par un problème de coeur. Une interrogation plus approfondie révèlera que cela avait un rapport avec son travail.

Un homme de 62 ans, qui n'en avait jamais souffert de sa vie, a eu durant un mois des maux de tête si violents qu'ils ont occasionnés des nausées et des vomissements. Tous les tests se sont révélés négatifs. Il affirmait que ses maux de tête venaient du fait que son épouse l'avait quitté.
Type 5 - Avarice

Les 5 aiment rester seul, libres pour observer sans être observé. Ils ont une inclination analytique et peuvent observer froidement leur corps et ses maladies, comme s'il était présenté sur une table de dissection. S'ils font confiance au thérapeute, les 5 suivent soigneusement les prescriptions thérapeutiques, et ajustent précisément les dosages après des évaluations critiques. Ils peuvent être tolérants des défauts du monde de la médecine, mais demandent ardemment du professionnalisme.

Ils se plaignent de la douleur seulement auprès de ceux à qui ils font confiance. Le seuil de tolérance des 5 à la douleur est inférieur à la moyenne, et ils font une consommation importante d'analgésiques ; en effet, la douleur réduit leurs facultés spéculatives, ce qui est insupportable pour des 5. Au contraire, ils tolèrent et acceptent les effets des sédatifs, de l'alcool et de l'hypnothérapie.

Les 5 ne se permettent pas d'être facilement influencés ou désorientés, et tentent de maintenir un aspect physique jeune. Ils peuvent souffrir d'inquiétude, de phobies et d'insomnie. Parfois ils sont pathologiquement distraits, avec pour conséquence de la maladresse.

Les 5 peuvent être atteints de maladies provoquées par de trop nombreux stimulus d'informations. La présence de myopie, de strabisme et du chalazion (petite masse de paupière due à l'inflammation de la glande de Meibomius) est fréquente, s'ils ont l'impression que des personnes exercent des pressions sur eux.

Leur fort désir d'isolement incite à les associer aux manifestations autistes, mais il n'y a aucune preuve documentée d'un tel lien. Il y a eu des cas multiples d'agoraphobie et des problèmes de foie. Si le 5 se tourne vers le côté négatif du type 8, il peut avoir des comportements vindicatifs et antisociaux ; si c'est vers le côté négatif du type 7, il peut s'embarquer sur des projets non structurés, risqués, irresponsables, et hystériques, avec des attitudes hystériques ou schizoïdes (hésitant entre l'avarice et la dilapidation).

Les 5 peuvent devenir hypocondriaques et misanthropes, éviter de faire face au monde et s'isoler. Puisque leur passion principale est l'avarice, ils peuvent cesser de manger, de boire de se laver et se permettre de mourir en ignorant complètement leur corps. Les 5 ont besoin de travailler leur centre mental, et s'ils sont plus sévèrement atteints, leur centre instinctif aussi. Les 5 tendent à choisir les thérapies cognitives et celles qui utilisent le silence ou des pensées zen.
Que faire ?

Les 5 doivent apprendre à :

* vivre dans le monde avec des sentiments et de la compassion,
* sortir de leur refuge et s'investir dans le monde réel,
* apprendre à faire face aux situations qui exigent des réactions rapides et inattendues,
* faire de l'exercice ou des sports physiques impliquant des groupes en compétition,
* apprendre à reconnaître que l'instinct est souvent plus efficace que le raisonnement.

Cas cliniques

Un journaliste de 42 ans avait depuis plusieurs mois des crises irrégulières de cécité périphérique à gauche où à droite, sans maux de tête. Les tests diagnostiques se révèlent négatifs. Il est sous stress fort après avoir changé de travail. Avant, il travaillait pour un hebdomadaire de culture littéraire ; maintenant il doit travailler en tant qu'indépendant.

Un professeur d'université barbu de 56 ans a un chalazion sur son oeil gauche. Il est traité localement et averti qu'il peut demander à le faire enlever chirurgicalement. Il est très curieux de connaître l'origine de la maladie, particulièrement quand il apprend que les causes ne sont pas clairement connues. Il reconnaît qu'il souffre de constipation et de symptômes gastro-intestinaux, particulièrement après avoir accepté une mutation à son travail et étant obligé de faire face à un environnement hostile.
Type 6 - Peur

Chez le type 6, nous devons distinguer les comportements phobiques (en retrait) et les comportements contrephobiques (agressif) ; chacun manifeste la maladie d'une manière différente. Les 6 phobiques suivent les thérapies prescrites complètement ; ils craignent les chicaneries avec le médecin s'ils le contredisent ; ils essayent d'être des patients dociles, prudents et obéissants. En revanche, les 6 contrephobiques sont plus colériques (comme des Cool. Ils ne semblent pas préoccupés par leur maladie, ni motivés par suivre un traitement tant que ils n'éprouvent pas un sentiment de culpabilité. Les deux sortes de 6, néanmoins, aiment être bien informés au sujet de leur maladie et de la thérapie à suivre.

En fonction de l'évolution de la maladie et du rapport avec le médecin responsable, un 6 peuvent avoir à la fois des attitudes phobiques et contrephobiques. Dans le domaine de l'ophtalmologie, on a observé des cas de myopie accommodative, de chalazion et d'hordeolum (orgelet). Dans le domaine de la médecine générale, les maux de tête et l'angoisse prédominent. Les états d'anxiété peuvent faire apparaître de la tachycardie, des maux de tête, des nausées, particulièrement quand les 6 sont sous pression pour remplir des engagements non-désirés ou stressants. Chez les sujets phobiques, les pathologies allergiques sont fréquentes.

Si les 6 se tournent vers le côté négatif du type 9, ils se mettent hors-circuit avec des drogues ou de l'alcool. Ils peuvent également devenir apathiques, indifférents et tomber dans une oisiveté profonde. S'ils vont vers les aspects négatifs du type 3, ils deviennent sadiques et vindicatifs (contrephobique), hystériques, hyperactifs mais dispersés, et réagissant violemment à des bagatelles insignifiantes.

L'agoraphobie et la claustrophobie sont communes chez les 6. Parfois il semble qu'ils préféreraient mourir plutôt que de tomber sérieusement malades. Le 6 phobique préfère faire confiance qu'en savoir trop. A l'inverse, le contrephobique veut tout savoir sur son problème. Il a tendance à étudier la médecine afin de vaincre sa crainte de la médecine.

Les 6 phobiques tendent vers le masochisme et les contrephobiques vers le sadisme. Mais tous les deux peuvent souffrir de manies de la persécution, de racisme et de sectarisme comme expressions de leur paranoïa. Ils craignent celui qui est différent et peuvent avoir des comportements autodestructeurs absurdes et irrationnels. Les 6 ont besoin d'un travail soutenu sur leur centre mental, et ils doivent apprendre à penser par eux-mêmes au lieu de se laisser guider par des réflexes conservateurs. Les 6 contrephobiques préfèrent des thérapies telles que les arts martiaux, tandis que les 6 phobiques préfèrent une thérapie plus froide et intellectuelle. Mais tous les deux voudraient essayer toutes les thérapies afin de comparer et d'avoir le choix, tout en espérant que quelqu'un de confiance fera le choix pour eux.
Que faire ?

Les 6 doivent apprendre à :

* faites confiance à leur propre jugement pour prendre des décisions importantes,
* abandonner les clichés et les raisonnements compartimentés,
* commencer à faire confiance à leur propre corps et à leur raisonnement,
* rire de leurs tergiversations et prendre leurs responsabilités.

Cas cliniques

Une femme de 58 ans est venue à mon bureau avec une cécité partielle de son oeil droit. Cela avait commencé une semaine plus tôt. Au début de la consultation, elle était calme, mais est graduellement devenue plus agitée. Pour la calmer, je l'ai rassurée sur le fait que les tests effectués étaient courants et qu'aucune anomalie n'était été trouvée. Au final, tous les tests étant négatifs, l'hypothèse d'une cause psychosomatique a été suggérée. Elle a alors expliqué que sa fille était en cours de séparation, et qu'en tant que mère, elle avait du mal à l'accepter. Elle était également convaincue que les enfants des parents divorcés (deux petits-enfants dans son cas) avaient une vie sujette à problèmes.

Un artisan de 32 ans avait eu dans le passé une opération bien réussie concernant un décollement de la rétine de l'oeil gauche. Pendant un examen courant, une dégénérescence de la rétine est détectée. Il n'y a aucun symptôme à l'autre oeil. Une chirurgie au laser sans hospitalisation est suggérée comme traitement préventif. Apparemment, il est d'accord sur la thérapie et passe au secrétariat pour programmer le rendez-vous pour l'acte chirurgical. Mais en apprenant que l'opération ne pourrait être effectuée que dans dix jours, il insiste pour la faire faire immédiatement. Le secrétaire le renvoie au médecin qui venait juste de quitter le cabinet. Le patient oublie de programmer l'opération (il avait été rassuré qu'il n'y avait aucune urgence), et il disparaît probablement pour rechercher un docteur qui pourrait le traiter immédiatement.
Type 7 - Gloutonnerie

Les 7 luttent souvent pour garder leur poids dans des normes acceptables. Ils font sans interruption un régime, même si ce régime est plus une intention plutôt qu'un engagement. Ils aiment les régimes où ils peuvent manger de tout (Scarsdale). Les 7 ne tombent pas souvent malades, et ils essayent de ne pas céder à la maladie parce qu'ils ont toujours mille choses à faire et des milliers d'idées. Les 7 sont souvent dispersés, et ne sont pas enclins à suivre les thérapies prescrites, en s'autorisant de fréquents écarts ou même en interrompant la thérapie.

Dans le domaine de la psychologie, on observe des épisodes maniaques et des obsessions bizarres chez les 7. S'ils se sentent mis en cage, ils réagissent avec de l'agressivité impulsive. Leurs besoins inépuisables peuvent les conduire à l'hystérie. Ils craignent de devoir arrêter leur activité incessante. Enfants, ils cherchent à obtenir l'attention des parents plus par un accident que par des pleurs. Les 7 sont susceptibles de prendre des drogues, afin de goûter à tout. Ils sont attirés par les états modifiés de conscience obtenus par des substances psychotropes. Ils sont susceptibles d'entrer dans des états anxieux, ou même de panique.

Dans le domaine de l'ophtalmologie, on observe des cas de la myopie, d'astigmatisme modéré et d'iridocyclite [Note du traducteur : Inflammation, aiguë ou chronique, de l'iris]. Dans le domaine de la médecine générale, les maux de dos, les hernies discales, les maux de tête, les hernies hiatales avec reflux acide sont communs. S'ils vont vers le côté désintégré du type 5, les 7 tendent à s'isoler afin de soigner leurs blessures. Ils sont capables de rester prisonniers de leur solitude et de leur privation. S'ils vont vers le côté désintégré du type 1, ils ont des accès de rage, paniquent et montrent des signes d'épuisement nerveux.

Les 7 n'acceptent pas les limitations de temps et les restrictions assorties. Ils gardent un visage souriant jusqu'au moment soudain de l'effondrement émotionnel. Les 7 doivent travailler leur centre mental, mais si c'est sérieusement pathologique, ils doivent également travailler leur centre émotionnel. Ils préfèrent les thérapies orientées solutions et divertissantes (comme dans "le rire est la meilleure médecine"), ou des thérapies narratives. Quelle que soit sa thérapie, le 7 s'ennuie souvent et essaye d'amuser les thérapeutes dans le but de déplacer l'attention loin de lui vers d'autres situations, ou bien il se livre à des jeux mentaux. Dès que les choses vont mieux, les 7 ont tendance à interrompre la thérapie.
Que faire ?

Les 7 doivent apprendre à :

* prêter attention aux petites tristesses quotidiennes et accepter la souffrance en tant qu'élément d'évolution,
* se concentrer sur une tâche et la finir sans éviter les parties ennuyeuses, ni être distrait par d'autres activités,
* ne pas simplifier ce qui n'est pas simple pour les autres,
* essayez d'aller au plus profond des choses même si c'est difficile.

Cas cliniques

Pendant plusieurs mois, un agent de publicité de 33 ans a été traité pour des crises de panique. Les sept derniers jours, il a souffert de cécité partielle irrégulière sur les deux yeux, le droit et le gauche. Au cours de l'examen, il a dit qu'il s'est amusé en voyant des personnes à qui il manquait leur tête, ou un bras, ou une jambe. Il s'est amusé de l'étrangeté du système optique utilisé. Quand on lui a dit que tout allait bien, il a répondu qu'il le savait. Il a souri quand les médecins lui ont suggéré une série d'examens. Il était déjà sûr qu'ils ne trouveraient rien de sérieux. Mais quand la conversation a été amenée sur les causes plus profondes des crises de panique, il a éludé le problème.

Une femme de 54 ans est affligée de kérato-conjonctivite atypique chronique [Note du traducteur : inflammation allergique simultanée de la cornée et de la conjonctive]. Elle était censée suivre la thérapie constamment et complètement, mais avait tendance à l'interrompre dès qu'elle se sentait mieux. Elle a refusé de faire face à n'importe quoi de triste à son sujet. Elle est une personne très exubérante, et à chaque visite, elle apportait en cadeau des cookies pour le médecin.
Type 8 - Excès

Les 8 n'aiment de tomber malade. Mais s'ils le sont, ils l'admettent difficilement ou essayent de le cacher. Ils veulent aller mieux immédiatement, et ils craignent que le docteur soit incompétent et incapable de les guérir tout de suite. Au début, le rapport des 8 avec leur médecin est difficile et tendu, mais suite à de bons résultats, ils leur font confiance et en font même la publicité.

Au contraire du type 5, les 8 ne sont pas sensibles à la douleur et ont un taux de mortalité élevé pour les enfants en bas âge (en particulier les mâles). Une attitude téméraire les incite à prendre beaucoup de risques en grandissant. En conséquence, ils vivent des traumatismes et des accidents (comme les 6 contrephobiques). Adultes, ils prennent également des risques excessifs, et peuvent s'engager dans des actions comme le vandalisme, les excès de vitesse, les drogues, l'abus d'alcool, et ainsi de suite. Ils sont souvent agressifs, violents, et aiment les bagarres et les armes.

En ophtalmologie, on a observé des cas d'hypermétropie, et en médecine générale, la maladie de Parkinson (également vue chez les 9 et les 1), les traumatismes musculaires, les infections cutanées négligées, l'hypertension, et les zonas.

Les 8 détestent subir n'importe quel test, être examinés et être sous traitement. S'ils sont suffisamment évolués, ils parviennent à faire face, mais après avoir joué les machos au début, ils peuvent inopinément éclater en sanglots. Les 8 peuvent également s'isoler et tomber dans la dépression, après avoir perdu une dispute au travail, s'ils ont été intimidés ou pendant les périodes de sevrage de drogue.

S'ils vont vers le côté négatif du type 2, les 8 ont des comportements anormaux et se présentent en victimes. En se déplaçant vers le côté négatif du type 5, ils deviennent paranoïaques et misanthropes ; ils ont la sensation d'être entourés d'ennemis et ont la crainte d'être détruits. Ils souffrent de persécution comme des 6 phobiques, et ils préfèrent attaquer plutôt qu'être détruits, ou alors ils deviennent craintifs, réservés et timides.

Le besoin du 8 est de travailler son centre instinctif avec des thérapies de relaxation ; s'ils sont pathologiquement atteints, ils doivent faire fonctionner également leur centre émotionnel. Néanmoins, ils sont susceptibles de rechercher une thérapie telle que Gestalt ou d'aller dans un groupe où ils peuvent maintenir des frontières : "Je m'occupe de mes affaires, et vous vous occupez des vôtres."
Que faire ?

Les 8 doivent apprendre à :

* faire un pas vers le sacré avec une réelle humilité,
* accepter leur côté faible et frêle sans le cacher,
* réaliser à quel point les autres peuvent souffrir de leurs comportements,
* essayer de donner du temps à la communauté.
* apprendre à terminer leurs propres tâches et à rester minutieux.

Cas cliniques

Un homme d'affaires de 46 ans devient soudainement aveugle de l'oeil droit. C'est la troisième fois en deux mois, mais c'est cette fois-ci que cela a duré le plus longtemps. Son épouse l'a traîné chez le spécialiste ; il semble dur, mais également intimidé par les circonstances. Quand le spécialiste lui dit que tout semble tout correct, mais que ce serait mieux de passer plus d'examens, il ne demande même pas quels examens et pourquoi, il semble gêné qu'on ne résolve pas son problème maintenant. Il ne sourit ou rit jamais. A la fin de l'examen, il déclare qu'il ne passera pas ces tests et son épouse proteste immédiatement. La querelle continue en dehors du bureau. Finalement, après beaucoup de tergiversations, les tests sont faits et rien d'anormal n'est trouvé. Quand le sujet du stress est évoqué, l'épouse commence à raconter une histoire compliquée où il est question d'impôts et de paiements, mais il la coupe rapidement : "Je sais pourquoi je suis malade." Et cela s'arrêta là.

Une fille de 9 ans a un hématome sur la paupière gauche. Sa mère ne semble pas savoir comment cela s'est produit. Heureusement c'est juste une contusion sous la paupière, l'oeil n'est pas blessé. Quand la fille, qui était restée jusque là silencieuse en fronçant obstinément les sourcils pendant toute la durée de l'examen, se rend compte que tout va bien, elle reproche à sa mère de l'avoir traînée au docteur en lui disant : "je le savais bien que ce n'était rien !"
Type 9 - Paresse

Les 9 tendent à ignorer leur état de santé et à refuser de traiter tôt les symptômes. Ils se jugent en bonne santé jusqu'à ce que soudainement ils souffrent d'une maladie sérieuse. Même lorsqu'ils sont malades, ils le nient et utilisent la résistance passive comme stratégie. Au plus profond d'eux-mêmes, ils pensent que cela passera tout seul.

Les 9 sont susceptibles de souffrir sans réagir. Ils acceptent les mauvais traitements sans se rebeller, et ne semblent même pas fâché. Ils accumulent le ressentiment, la frustration et l'humiliation, qui ressort alors sous forme de maladie psychosomatique telle que l'hypertension, ou les tumeurs de la peau. En tant que patients, les 9 sont stoïques, résistent à la douleur et ne causent aucun ennui. Ils supportent n'importe quoi sans se plaindre, et ce sont des patients populaires parmi les médecins et les infirmières. Ils aiment dormir, et parviennent à dormir dans les situations les plus improbables et les plus embarrassantes. L'insomnie pour les 9 est un signal fort d'inconfort. Les 9 hyperactifs sont connus pour tomber dans un sommeil léthargique en réaction à des moments particulièrement agités ou émotionnellement tendus. Un tel 9 peut également s'empêcher de dormir en s'absorbant dans mille choses inutiles.

Les 9 avec une aile 8 sont enclin à l'obésité et luttent pour garder leur poids, alors que ceux avec une aile 1 sont généralement plus minces. Les 9 qui vivent dans une sorte de monde de rêves sont souvent distrait et enclins à des accidents (particulièrement ceux avec une aile Cool.

Psychologiquement, les 9 peuvent développer une apathie, souffrir de dissociation ou de répression, ou souffrir d'un effondrement émotionnel. Ils peuvent avoir une personnalité fragmentée, et même avoir le syndrome des personnalités multiples. L'abus de drogue ou de tranquillisants est fréquent. Ils peuvent être de gros fumeurs, oisifs, buvant pour oublier, et utilisant d'autres méthodes d'engourdissement. Tout ceci est fait pour oublier, pour tout se cacher à soi-même.

On a observé des cas de paralysie oculaire dus à des événements dévastateurs auxquels ils leur étaient impossibles de faire face. Une fois, une mère 9 au niveau désintégré ne parlait jamais à son fils. Elle ne se rendait pas compte que les enfants avaient besoin de communication verbale. Quand les 9 se tournent vers le côté négatif du 6, ils deviennent anxieux et masochistes. Allant vers le côté négatif du type 3, les 9 se surchargent eux-mêmes de travail et s'épuisent. Le besoin des 9 est de travailler constamment leur centre instinctif, bien qu'ils ne semblent pas être pressés d'aller mieux. Ils aiment des thérapies douces, avec du recul et sans confrontation. Ils savent instinctivement que les améliorations et les changements ont besoin de temps.
Que faire ?

Les 9 doivent apprendre à :

* faire ce qui est essentiel pour eux,
* apprendre à exprimer exactement et immédiatement ce qu'ils pensent et sentent,
* ne pas tenter pas de se mettre dans la peau des autres avant de savoir ce qu'ils ressentent eux-mêmes,
* ne pas craindre des désaccords possibles, mais énoncer clairement leurs propres besoins.

Cas cliniques

Un homme d'affaires de 62 ans a souffert de cécité soudaine qui a duré une demi-heure. Elle ne s'est pas reproduite. Pendant une visite pour avoir une prescription pour une paire de lunettes, on lui demande s'il a fait des examens complémentaires. Un an après, il revient pour faire vérifier ses verres. Interrogé au sujet des résultats de l'examen sur la cécité, il répond que puisqu'ils n'ont rien donné, il n'a pas voulu s'imposer en les mentionnant.

Une fille de 16 ans, qui a souffert d'un traumatisme de la cornée dû à une feuille pointue plantée dans l'oeil droit, ressent de la douleur, particulièrement le matin. Cela passe pendant la journée. Quand on lui a dit que la thérapie durera un bon moment, cela ne semble pas la tracasser, elle reste calme et tranquille.
Conclusion

Il est clair que n'importe quel type de l'Ennéagramme peut attraper n'importe quelle sorte de maladie. Cependant, certains sont plus sujets à certaines maladies plutôt qu'à d'autres. Par exemple, la choriorétinite séreuse centrale [Note du traducteur : pathologie rétinienne due à la présence de liquide sous la neuro-rétine] est plutôt une maladie pour le type 1. La probabilité de développement d'une maladie dépend également des raccordements de l'ennéatype avec ses ailes et son noeud d'opposition. Ainsi, il est possible de déterminer quels ennéatypes n'attrapent pas telles maladies, et à l'inverse, il est même possible de déterminer l'ennéatype probable d'un patient.

Par exemple, si la choriorétinite séreuse centrale est une maladie typique du 1, les 9 et 2 (ailes du 1), les 4 et 7 (types d'intégration et désintégration du 1), et les 5 et 6 (noeuds d'opposition du 1) peuvent également souffrir de cette maladie. Selon cette théorie, ni les 3 ni les 8 ne sont susceptibles de développer cette maladie.

Cette théorie est basée sur de nombreuses observations de pratique clinique. Afin de la valider plus tard, une étude statistique comprenant le plus grand nombre de cas possible est nécessaire. Je voudrais inviter n'importe qui étant intéressé à contribuer à établir une étude statistique. Vous pouvez le faire en envoyant vos expériences à mozarella@tiscalinet.it ou à Enneagram Monthly
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Re: philosophie , sociologie, psychologie

Message  Admin le Mar 15 Juin - 22:30

INTEGRALITE DES CONFESSIONS DE SAINT-AUGUSTIN

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/augustin/
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Re: philosophie , sociologie, psychologie

Message  Admin le Sam 25 Sep - 10:40

L'HYPOTHESE DU ZOO

L'hypothèse du zoo (en anglais zoo hypothesis) est une hypothèse avancée en 1973 par l'astronome John A. Ball dans la revue Icarus[1] en réponse au paradoxe de Fermi au sujet de l'apparente absence de preuves de l'existence d'une vie extraterrestre. Selon cette hypothèse, les extra-terrestres existeraient et seraient assez avancés technologiquement pour pouvoir communiquer avec nous. Ils observeraient la Terre et l'humanité à distance, sans essayer d'interagir, à la façon de chercheurs qui observeraient des animaux primitifs à distance, évitant d'entrer en contact afin de ne pas les perturber. Un développement de cette hypothèse est celle de la quarantaine galactique où les civilisations extraterrestres attendraient avant de contacter l'humanité qu'elle atteigne un certain niveau technologique ou évite l'auto-destruction.

Développements
L'impact catastrophique d'une civilisation évoluée technologiquement sur une civilisation moins évoluée est un des arguments des scientifiques qui soutiennent l'hypothèse du Zoo (Siège de Tenochtitlan vu par les Aztèques, 1521).

Pour l'astrophysicien Peter Ulmschneider, cette hypothèse est logique quand on voit dans l'histoire humaine l'impact catastrophique d'une civilisation évoluée technologiquement sur une civilisation moins évoluée, comme ce fut le cas pour les Amérindiens à la suite de l'arrivée de Christophe Colomb ou de Hernán Cortés. Pour lui, une civilisation extra-terrestre bien plus évoluée et ancienne que la nôtre ne prendrait pas un tel risque et resterait à l'écart, permettant à l'humanité de poursuivre un développement original, sans influence culturelles ou technologique étrangère.
Quarantaine galactique

Une hypothèse parallèle développée par l'astronome Michael Papagiannis est celle de la quarantaine galactique : plutôt que de considérer l'humanité comme un zoo, la ou les civilisations extraterrestres attendraient avant de la contacter qu'elle atteigne un certain niveau technologique ou évite l'auto-destruction. Pour Papagiannis, seul le passage de ce test hypothétique, c'est-à-dire éviter une disparition due à une guerre nucléaire, à la surpopulation ou à une catastrophe environnementale, permettrait que les civilisations extra-terrestre prennent contact avec l'humanité. Pour lui, résoudre les problèmes de l'humanité serait un moyen plus sûr d'entrer en contact qu'une recherche active comme avec le SETI[4].
Théorie en ufologie

Pour Budd Hopkins, ufologue américain qui a particulièrement travaillé sur les enlèvements par les extraterrestres, l'hypothèse du zoo implique une surveillance par des extraterrestres vivant au sein de l'humanité :

« En 1973, John A. Ball, proposa l'« hypothèse du zoo » dans la revue Icarus, une revue internationale sur les études du système solaire. En tant que radioastronome affecté au Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, il avança très sérieusement l'idée que la Terre était un zoo et que des extraterrestres étaient chez nous, déjà occupés à nous observer. Ball ajouta aussi : « Dans le zoo parfait — zone sauvage ou sanctuaire — la faune qui s'y trouve ne doit pas avoir de liens directs avec les gardiens du zoo, ni avoir conscience de leur existence ». Ball fut tourné en dérision par de nombreux scientifiques pour sa théorie, parce qu'elle impliquait l'existence d'extraterrestres vivant parmi nous. »

Débat

Ball précise lui-même que sa théorie n'est pas démontrable ni vérifiable « parce qu'ils (les extra-terrestres) ne veulent pas être découverts et qu'ils ont la capacité technologique de s'en assurer ».

L'hypothèse du zoo de Ball est entièrement spéculative et ne repose sur aucun fait concret. Elle peut être d'ailleurs considérée comme assez anthropomorphique, mais à l'opposé de tout anthropocentrisme, attribuant à des extraterrestres des intentions finalement assez humaines. Il s'agit d'une hypothèse ad hoc, utilisée pour préserver une vision de l'univers où les civilisations abondent, et ce malgré l'absence d'éléments empiriques allant dans ce sens.

Pour le cosmologue John D Barrow et le physicien Frank Tipler, l'hypothèse du zoo est peu probable. Même s'ils proposent, pour vérifier l'hypothèse, de détecter les émissions radio éventuelles entre les veilleurs extra-terrestres présents dans notre système solaire et leur étoile d'origine comme envisagé par les scientifiques Kuiper et Morris, ou de détecter le rayonnement infrarouge de la construction de sondes auto-réplicantes comme imaginé par Freeman Dyson d'après les travaux de John von Neumann, ils pensent que s'il existait de nombreuses civilisations extraterrestres avancées et capables d'entrer en contact avec l'humanité comme l'équation de Drake pourrait le faire croire, il n'est pas certain que toutes respecteraient à la lettre cette règle de non-ingérence. De plus, même si cette règle était respectée à l'échelle d'une civilisation, la possibilité existerait qu'un individu ou un groupe d'individus extraterrestres la transgresse sciemment. Pour Barrow et Tipler, aucun système policier avancé extra-terrestre ne pourrait empêcher tout contact.

Une hypothèse pour répondre à ces controverses est qu'il suffirait que le système solaire « appartienne » à une civilisation extraterrestre, que l'univers soit composé, comme sur Terre, d'États, pour que l'hypothèse du zoo soit beaucoup plus plausible
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Re: philosophie , sociologie, psychologie

Message  Admin le Sam 25 Sep - 10:41

LE SYNDROME DE DIOGENE

Le syndrome de Diogène est un syndrome décrit par Clark en 1975 pour caractériser un trouble du comportement de la personne âgée conduisant à des conditions de vie négligées, voire insalubres.

Ce syndrome associe entre autres :

* Une négligence parfois extrême de l'hygiène corporelle et domestique ;
* Une accumulation d'objets hétéroclites nommée également syllogomanie: ;
* Un déni de son état, associé en conséquence à une absence de toute honte ;
* Un isolement social selon les critères habituellement admis dans sa culture ;
* Un refus d'aide concernant cet état, celle-ci étant vécue comme intrusive ;
* Une personnalité pré-morbide : soupçonneuse, astucieuse, distante, tendant à déformer la réalité (là encore selon les critères culturels en cours).

La première étude de ce modèle de conduite date de 1966. Le nom syndrome de Diogène adopté en 1975 fait référence à Diogène de Sinope, philosophe grec du IVe siècle av. J.-C., chef de file des cyniques et disciple d'Antisthène, qui avait adopté et suivi jusqu'au bout un idéal de privation (ascèse) et d'indépendance par rapport aux nécessités matérielles. Il convient cependant de se rappeler que Diogène cherchait au contraire à se séparer de tout ce qu'il jugeait inutile (il cassa son gobelet après avoir vu un enfant boire à la fontaine en utilisant sa main) et non à accumuler les objets.




En 1966, deux psychiatres anglais, Mac Millan et Shaw, publient une étude[8] sur 72 personnes âgées vivant dans des conditions d’hygiène personnelles et domestiques inquiétantes. Ils avaient constaté chez ces patients un effondrement de leur norme de propreté personnelle et d'environnement et avaient appelé ce tableau "syndrome de décompensation sénile".
Les symptômes

La personne présentant ce syndrome choisit un isolement social aussi grand qu'il lui est possible ; elle en arrive à vivre presque recluse chez elle, n'ayant dès lors plus autant de raisons d'entretenir son logement et se désintéressant en même temps, à un degré plus ou moins grand, de son hygiène personnelle. Howard Hughes dans les dernières années de sa vie en constitue une illustration.

Se pensant à tort ou à raison en risque de pauvreté extrême, ce qui lui est suggéré par la vie peu gratifiante où elle s'installe, elle essaie d'économiser le plus possible pour parer à l'avenir, et accumule parfois des sommes importantes sans avoir réellement conscience de leur valeur. Accumuler aussi chez elle de grandes quantités de déchets ou du moins d'objets sans utilité immédiate l'amène à vivre dans des situations insalubres : d'abord simple encombrement, puis impossibilité d'entretenir ou même de faire entretenir son logement en raison même de cet encombrement devenu obstacle.
Les patients

On trouve souvent un tel comportement chez des personnes d'âge avancé souffrant de solitude après la mort d'un conjoint ou d'un parent très proche. Ce comportement peut être encouragé par une fragilité financière perçue, justifiée ou non (Howard Hughes était un des hommes les plus riches du monde). La solitude, subie ou voulue, semble le facteur de déclenchement principal. Le syndrome touche également quelques personnes jeunes.

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Re: philosophie , sociologie, psychologie

Message  Admin le Sam 25 Sep - 10:47


L'ART-THERAPIE

L’Art-Thérapie est l'exploitation du potentiel artistique dans une visée thérapeutique et humanitaire.

L'art-thérapeute sait exploiter les bienfaits de l'art, ses effets relationnels et son pouvoir expressif notamment. L'art-thérapie peut aider des personnes qui ont des difficultés à s'exprimer et à communiquer. Dans la pratique d'une activité artistique, on met en place une suite de mécanismes, on observe, on écoute, on réfléchit, on éprouve l'envie de faire, on exprime un style, on communique des idées, sa personnalité, ses goûts. Tout cela est donc exploitable pour amener une personne à atteindre l'objectif thérapeutique défini au préalable (diminuer de l'anxiété, améliorer l'estime de soi, se projeter vers l'avenir...). Il existe différentes manières d'aborder l'art-thérapie, ce qui a donné lieu à différentes définitions; il faut différencier l'art-thérapie de la psychothérapie à support artistique que l'on confond souvent.



Le principe de l'art-thérapie est de décomposer l’ensemble des mécanismes (psychiques, physiques et sociaux) en jeu dans l’activité artistique afin de les utiliser pour le soin de la personne ou l’aide sociale avec l'objectif d'améliorer la qualité de vie par la compréhension du soi.

L’art-thérapeute envisage le patient dans une globalité, sur les plans physiques, psychiques et sociaux. Il n’interprète pas l’œuvre mais travaille la charge symbolique des actes du patient. L’art-thérapeute travaille le plus souvent avec une équipe pluridisciplinaire en élaborant un protocole thérapeutique adapté à chaque patient, en fonction des objectifs fixés. Selon certains art-thérapeutes, la notion même de patient est contestable, en art-thérapie, dans la mesure où c'est l'être humain derrière le patient qu'il faut considérer afin de lui donner toutes les chances d'évoluer.

L’art-thérapeute croit aux effets intrinsèques de l’art et du potentiel de l'activité artistique. Sa connaissance de l’activité artistique et de la pathologie du patient lui permet d’adapter son activité. Le choix de la technique artistique se fait principalement par le thérapeute lui même, en fonction de la sensibilité et des besoins du patient. L’art-thérapeute accompagne le patient dans le cheminement artistique, de la contemplation d’œuvres d’art, à la pratique, dans le plaisir d’une activité qui n'est pas à but seulement esthétique.
Les indications de l'art-thérapie

L'art-thérapie peut bénéficier à des patients souffrant psychiquement, physiquement, affectés de lésions cérébrales, d'un handicap moteur, exclus sociaux, atteint de troubles de la communication de l'expression et/ou de la relation...

L'art-thérapeute peut donc intervenir dans diverses structures : hôpitaux, hôpitaux psychiatriques, soins palliatifs, centres de rééducation fonctionnelle et neurologique, foyers de l'enfance, centres de psychothérapie, prisons, associations d'aide à la réinsertion, etc.
Transformation de soi et création

Selon l'art-thérapie, la thérapie ajoute à l'Art le projet de transformation de soi-même. L'art ajoute à la thérapie l'ambition de figurer de façon énigmatique les grands thèmes de la condition humaine.

La Créativité, mise en acte de l'imagination, agît et transforme la personne qui crée. En évaluant le cheminement thérapeutique à travers le rapport de la personne à sa production, l'art-thérapie vérifie l'efficience de la médiation artistique.

Face aux maladies, handicaps et déficits qu'elle rencontre, troubles du comportement, marginalisation... et contrairement à la psychothérapie, l'art-thérapie travaille avec la partie « saine » de la personne. Elle fait rempart au mode psychanalytique, la sensorialité et l'Art agissant en deçà et au-delà du verbe.

Elle offre dans sa partie animante toutes les formes d'expression, des arts plastiques aux arts corporels et à la musique avec leurs dérivés formalisés et adaptés suivant la personnalité de l'art-thérapeute : musique (musicothérapie), écriture (autobiographie, roman, journal, théâtre...), improvisation théâtrale, danse, conte, clown, peinture...

L’expression picturale, par des moyens simples et/ou primitifs, permet un passage direct de l’émotion au montré (intelligence de la main), de la pensée au geste, de l’œil à la toile. Que l’on soit attiré par les couleurs, les formes, l’abstrait, le réalisme ou le figuratif, la peinture est un moyen d’aller vers ce qui sous-tend l'être donnant à voir sans qu’il soit besoin d’explication. La production artistique est un moyen privilégié pour exprimer l'intime en toute discrétion.
Expression théâtrale

Dans la perspective de l'art-thérapie, jouer n’est pas qu’un jeu, c’est aussi une manière de faire apparaître « qui je suis », « ce que je peux faire », « ce que je peux être ». Par les subtils déplacements qu’elle permet, et quelle que soit sa forme, classique, moderne ou d’avant-garde, l’expression théâtrale pourrait être le support de nos non-dits, de notre force de création. Des mécanismes subtils permettraient à la fois la libération des « énergies » trop longtemps contenues et leur valorisation dans un ici et un maintenant.

Un bon exemple de thérapie par l'expression théâtrale est le psychodrame dont le but même est de réussir à mettre en scène, et donc en acte, des affects souvent douloureux et parfois inacceptables par la société et/ou par soi même. L'art-thérapie consiste en un accompagnement de ces créations dans un parcours symbolique au service du développement de la personne vers un aller-mieux et un être davantage.
Les différentes approches [

Certaine approches de l'art-thérapie reprennent l'approche du psychanalyste Jung, avec le concept d'imagination active, et qui a largement exploré la dimension symbolique qui parle directement à l'inconscient (De manière différente selon la culture et les significations de tel ou tel symbole dans telle ou telle culture) et des archétypes qui nous relient à l'inconscient collectif.

Pour d'autres courants, comme le courant structuraliste, l'approche est centrée sur les apports de la psychanalyse contemporaine (Jacques Lacan, Françoise Dolto, Piera Aulagnier…).
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Re: philosophie , sociologie, psychologie

Message  Admin le Sam 9 Oct - 19:36


L'hypermnésie (du grec huper, avec excès, et mnesis, mémoire), appelée également exaltation de la mémoire, désigne en médecine une condition psychologique caractérisée par une mémoire exceptionnelle due à une suractivité du cerveau. Ces facultés hypermnésiques peuvent s'exprimer principalement sous deux formes :

* l'hyperthymésie qui consiste en une exaltation de la mémoire épisodique, c'est-à-dire que les souvenirs autobiographiques sont exceptionnellement bien mémorisés ;
* la mémoire eidétique dite aussi « mémoire photographique » qui se caractérise par une capacité exceptionnelle à se souvenir d'images, de sons ou de tout autre série de stimuli sans contexte particulier.

En histoire, hypermnésie désigne une sur-médiatisation de certains pans de la mémoire collective au détriment d'autres.
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L'hypermnésie serait due au fait que la mémoire à court terme de la personne passe très vite en mémoire à long terme[réf. nécessaire], d'où le fait de retenir beaucoup de détails insignifiants par rapport à la masse d'informations retenues.

Concrètement, un hypermnésique peut se focaliser sur la musique[réf. nécessaire] : à chaque fois qu'il entend une phrase (dans une conversation, etc.), phrase qu'il a déjà entendue dans une chanson, il a l'air de cette chanson en tête. On note aussi très souvent un problème de distance temporelle. En effet, pour certains hypermnésiques les événements passés ont tous eu lieu hier, et il n'y a pas de distance (à cause du manque d'atténuation du souvenir) entre un événement arrivé il y a un mois et un événement survenu il y a trois ans.

L'hypermnésie amène différents sentiments chez la personne. Ils dépendent du domaine de focalisation. Elle amène aussi différentes envies. Exemples : la personne a peur qu'il y ait un problème de stockage de toutes ces informations à partir d'un moment, d'où le besoin d'écrire ou de dessiner un grand nombre de choses. Cela peut amener l'angoisse de ne plus se souvenir aussi bien de tout.
Le syndrome de Targowla
Le syndrome de Targowla est un des cas d'hypermnésie pathologique : c'est une variété de névrose traumatique[réf. nécessaire] de guerre qui a pour effet une hypermnésie de type émotionnel, à propos de rappels à la mémoire d'un ou plusieurs souvenirs traumatisants - ce syndrome est notamment typique des anciens déportés des camps nazis[réf. nécessaire]. La névrose traumatique de guerre résulterait, selon l'approche psychodynamique, d'un conflit psychique non résolu.

Les symptômes sont d'ordre affectif et émotif, mais le malade garde ses fonctions mentales intactes. L'hypermnésie n'altère pas gravement la personnalité. Comme dans toute névrose, le malade est conscient de son hypermnésie et des troubles de comportement qu'elle implique. Il peut ainsi en dominer, au moins en partie, les effets.
Troubles et gestion de l'hypermnésie

L'hypermnésique a besoin de "compiler" les informations au moins une fois toutes les 48 heuresC'est-à-dire qu'il va se repasser le fil des événements vécus pour "pouvoir les classer" dans sa mémoire. Des liens entre les personnes et les événements sont alors réalisés.

Dans le cas d'un analyste politique, l'hypermnésie induit une meilleure compréhension de situations très complexes[réf. nécessaire]. Mais chez des personnes qui ne travaillent pas leur hypermnésie, cela peut amener de la paranoïa[réf. nécessaire] (un événement négatif est lié à toute une série d'autres évènements "neutres" non liés objectivement).

Les troubles psychiatriques associés à l'hypermnésie sont plus ou moins graves suivant le degré de névrose. Ce sont entre autres :

* Angoisse
* Agressivité
* Manque d'assurance en société (qui induit souvent une agressivité comme compensation)
* Interprétation passionnelle des évènements
* Frigidité ou impuissance
* Paranoïa

Mais avant de parler de troubles, il faut plutôt citer le fait qu'une personne atteinte d'hypermnésie est, par rapport aux autres, constamment en train de réfléchir. Toute chose pour elle est à classer, est une information à traiter.

Cela étant cité, la prise de conscience de cette maladie permet de gommer les inconvénients pour ne garder que les avantages[réf. nécessaire]. Il y a également l'exemple d'un négociateur social qui grâce à son hypermnésie arrivait à résoudre des conflits sociaux complexes, car il arrivait à réfléchir très vite à toutes les solutions possibles et aux conséquences possibles (et ce, notamment grâce à sa culture générale dans le domaine social).


L'hypermnésie n'est pas à confondre avec la mémoire eidétique qui ne désigne pas une pathologie


L'utilisation du terme hypermnésie en histoire et sciences humaines est due à l'historien Alain Besançon. Celui-ci la définit comme un déséquilibre entre la conscience collective d'un fait historique et celle d'autres faits contemporains qui, eux, sont l'objet d'amnésies collectives. Alain Besançon donne en exemple l'hypermnésie de la Résistance par rapport à l'amnésie de la Collaboration, ou encore (ce qui causa de vives polémiques) l'hypermnésie des crimes du nazisme et l'amnésie de ceux des régimes communistes. Selon ses propres termes, il lui fut pénible de revenir sur ce sujet, mais il affirme y avoir été poussé par la levée de boucliers contre la publication du "Livre noir du communisme" (à un moment où la Russie et les partis communistes eux-mêmes, avaient pourtant reconnu ces crimes). Besançon donne en exemple récent (juin 2009) une critique de l'historien André Burguière, publiée dans le Nouvel Observateur au sujet du documentaire "Négociations secrètes : Staline, les nazis et l'Occident" qui évoque les crimes de Staline. Dans sa critique, André Burguière reproche aux auteurs de ne pas évoquer les crimes nazis. Besançon remarque que le sujet de ce documentaire était Staline, non Hitler, et que le film n'évoque pas davantage les crimes coloniaux de l'Occident ; il ajoute que nul n'aurait l'idée de reprocher à un film sur le nazisme de ne pas évoquer le Goulag, et c'est pourquoi il y voit un exemple d'hypermnésie.
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Re: philosophie , sociologie, psychologie

Message  Admin le Sam 30 Oct - 11:40

Principe de Peter
Un article de Wikipédia


Le Principe de Peter, également appelé « syndrome de la promotion Focus » de Laurence J. Peter et Raymond Hull, est un principe satirique relatif à l'organisation hiérarchique. Il est paru originalement sous le titre The Peter Principle (1969).

Selon ce principe, « tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence. »

Il est suivi du « Corollaire de Peter » :

« Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité. »


Explication du principe

Principes de base :

* un employé compétent à un poste donné est promu à un niveau hiérarchique supérieur ;
* un incompétent à un poste donné n'est pas promu à un niveau supérieur.

Corollaires :

* un employé ne restera dans aucun des postes où il est compétent puisqu'il sera promu à des niveaux hiérarchiques supérieurs.
* par suite des promotions, l'employé finira (peut-être) par atteindre un poste auquel il sera incompétent.
* par son incompétence à ce poste, l'employé ne recevra plus de promotion, il restera donc indéfiniment à un poste pour lequel il est incompétent.

Corollaires :

* à long terme, tous les postes finissent par être occupés par des employés incompétents pour leur fonction.
* la majorité du travail est effectuée par des salariés n'ayant pas encore atteint leur « seuil d'incompétence ».

De plus, si nous partons des principes que plus un poste est élevé dans la hiérarchie,

* plus il demande des compétences ;
* plus son impact est grand sur le fonctionnement de l'organisation,

alors nous pouvons constater que l'impact de l'incompétence de l'employé aura été maximisé par le niveau hiérarchique du poste auquel il aura été promu. Ces dernières hypothèses ne sont qu'une interprétation non systématiquement retenue du principe de Peter.
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