MALADIE Système Nerveux

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MALADIE Système Nerveux

Message  Admin le Jeu 9 Oct - 13:13

LA SCLEROSE EN PLAQUES


Les symptômes varient en fonction des nerfs atteints



Des troubles de la vision peuvent être l'un des symptômes qui apparaissent dès les premières crises.



Comme son évolution, les symptômes de la maladie sont loin d'être prévisibles. En fait, ils sont extrêmement variables d'un individu à l'autre, tant dans leur nature que dans leur intensité.

Généralement, tout commence par une crise soudaine et donc, fatalement, surprenante. On parle alors de "poussée inaugurale", mais elle ne sera définie comme telle qu'une fois la maladie diagnostiquée. Marie, atteinte de sclérose en plaques depuis une quinzaine d'années, se souvient : "D'un jour à l'autre, je n'ai plus réussi à mettre un pied devant l'autre, littéralement. Mes pieds refusaient d'avancer. Parfois, ce sont mes genoux qui flanchaient, ils se pliaient sans que j'aie rien demandé. J'avais aussi des fourmillements dans les membres. Et surtout, par moments, mes yeux se voilaient, je voyais comme des milliers de petites étoiles."

Ces petites étoiles sont le signe d'une névrite optique. Ce qui signifie que le nerf optique est touché. Elle peut aussi se manifester par des douleurs au niveau du globe oculaire.

Les faiblesses ou fourmillements dans les membres sont assez courants lors de cette poussée inaugurale. Ils peuvent être accompagnés de douleurs brèves, voire de la sensation de recevoir un choc électrique.

Des pertes d'équilibre sont parfois constatées.

Des tremblements peuvent survenir.

Evolution en dents de scie
Dans un premier temps ces symptômes régressent après les crises. Puis ils peuvent devenir permanents. Parallèlement, une fatigue anormale s'installe, souvent mal comprise de l'entourage puisque le malade peut, par ailleurs, paraître en bonne santé.

Au fil des crises, certains symptômes peuvent devenir permanents. La personne malade peut avoir de plus en plus de mal à marcher, elle est parfois obligée d'utiliser une canne ou même un fauteuil roulant. La sclérose en plaques est d'ailleurs l'une des premières causes de handicap neurologique chez les jeunes adultes.

Puis surviennent d'autres symptômes, lorsque la maladie est installée depuis plusieurs années.

L'incontinence urinaire est peu abordée et pose pourtant un véritable problème aux patients.

Même chose pour les dysfonctions sexuelles.

Des spasmes musculaires peuvent survenir

Ainsi que des troubles de l'élocution, voire des problèmes de mémoire.

Des pertes de vision sont souvent constatées.
On ne meurt pas des symptômes liés à la sclérose en plaques, mais dans les cas extrêmes, ils peuvent devenir très invalidants.

Un diagnostic facile à poser, difficile à annoncer




Si la sclérose en plaques a longtemps été difficile à diagnostiquer, les choses sont aujourd'hui beaucoup plus simples. C'est même devenu "très facile, estime le Pr Créange. Ce qui ne l'est pas, c'est l'annonce et l'acceptation de ce diagnostic."
sclerose diagnostic


Pour confirmer la suspicion de sclérose en plaques, l'IRM peut permettre de détecter certaines anomalies.



Pour autant, il faudra tout de même un peu de temps avant que la suspicion d'une sclérose en plaques puisse être confirmée. En effet, l'un des arguments cliniques les plus convaincants, ce sont les épisodes de crise à répétition. Par définition, il faut donc qu'il y en ait eu plusieurs avant que l'on puisse parler d'épisodes.

Lorsqu'il suspecte une sclérose en plaques (Sep), le neurologue peut commander toute une batterie de tests qui, accumulés, vont pouvoir confirmer le diagnostic.

L'IRM du cerveau permet de voir en détails l'état du système nerveux central et les éventuels dégâts provoqués par la Sep. Elle représente aussi la possibilité pour le médecin d'éliminer d'autres maladies aux symptômes approchants.

Une ponction lombaire peut être effectuée pour observer le liquide céphalo-rachidien. On peut éventuellement y déceler une inflammation s'il s'agit bien d'une sclérose en plaques.

Aujourd'hui, d'autres tests permettent également de mesurer la conduction de l'influx nerveux à travers les nerfs.


Difficile à entendre
Bref, une fois tous ces examens subis, le neurologue pourra dire avec certitude s'il s'agit, ou non, d'une sclérose en plaques. Mais le plus difficile reste à faire : il faut l'annoncer au patient. "Ce diagnostic n'est pas facile à donner, il faut qu'il soit compris et accepté par le patient, ce qui peut prendre du temps et avoir des conséquences graves. Ce n'est pas que cette maladie soit taboue mais elle est encore mal connue. Le grand public reste aujourd'hui encore avec l'idée d'une personne grabataire et démente. Il faut savoir expliquer à quel point les traitements ont évolué et permettent aujourd'hui de vivre beaucoup plus confortablement."

Cette angoisse à l'annonce du diagnostic, Marie l'a très mal vécue : "Je me souviens être sortie du cabinet de ce médecin très peu psychologue. Il m'a à peine regardée et m'a dit que j'aurais besoin d'un fauteuil roulant, c'est tout. Je suis ressortie et suis allée m'asseoir sur un banc, dans un parc. Ma vie s'écroulait. Je sanglotais en regardant les gens, heureux et insouciants, tout autour de moi. A ce moment-là, j'ai même voulu en finir avec la vie."
C'était il y a une quinzaine d'années. Aujourd'hui, la prise en charge des patients atteints de sclérose en plaques est mieux rodée. Ils sont orientés vers des structures pluridisciplinaires où ils bénéficient notamment d'un soutien psychologique adapté.

Aujourd'hui, des médicaments efficaces et une recherche dynamique
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La sclérose en plaques demeure, aujourd'hui, une maladie incurable. Cependant, ces dernières années, plusieurs médicaments ont vu le jour, qui permettent de réduire la fréquence des crises et les douleurs et inconvénients liés aux symptômes de la maladie.
sclerose recherche


Une soixantaine d'essais thérapeutiques sont en cours concernant la sclérose en plaques.



Les traitements de fond sont destinés à réduire l'activité de la partie du système immunitaire qui détruit les nerfs. On en distingue deux types :

- Les immunomodulateurs. Le plus connu est l'interféron béta. Comme leur nom l'indique, les immunomodulateurs sont chargés de moduler l'immunité naturelle. Ainsi, les cellules immunitaires attaqueront un peu moins la myéline. L'interféron béta permet de réduire d'environ 30 % la fréquence des poussées. Il peut être pris au long cours mais provoque souvent quelques effets secondaires. Pendant les premières semaines, il n'est pas rare que la personne ressente les symptômes d'un état grippal. A la longue, c'est le foie qui risque de trinquer. Mais les dégâts sont réversibles une fois que le traitement est arrêté.

- Les immunosuppresseurs, plus agressifs, permettent d'inhiber la réponse immunitaire. Ils ne sont en général utilisés que dans les formes les plus graves de sclérose en plaques, car leurs effets toxiques ne sont pas négligeables.

D'autres médicaments sont plutôt conçus pour réduire l'intensité et la durée des symptômes lors des poussées. Ce sont les corticostéroïdes, des anti-inflammatoires. Ils sont diffusés par perfusion.

Les traitements autres que médicamenteux ont eux aussi toute leur place dans le traitement. Kiné, aménagement de l'espace, etc. sont des dimensions très importantes pour le bien-être du malade. "C'est pourquoi il existe désormais des centres pluridisciplinaires, pour une meilleure prise en charge globale du patient, explique le professeur Alain Créange. Les professionnels s'organisent autour du patient, c'est ainsi que l'on peut améliorer sa qualité de vie, pas en oeuvrant chacun de son côté dans sa spécialité."
L'espoir est également de mise pour les malades de la sclérose en plaques : la recherche dans ce domaine est particulièrement active. La Sep est une maladie de longue durée et les personnes atteintes sont nombreuses : c'est l'équation idéale pour que les laboratoires s'y intéressent et lancent des recherches. Au total, une soixantaine d'essais thérapeutiques sont en cours, c'est énorme. "D'ailleurs, deux à trois nouveaux médicaments devraient être mis sur le marché dans les deux années à venir", souligne Alain Créange. De quoi redonner la force de se battre.
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